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elle a toujours été incontestée. Papias l’a connue; Polycarpe ct Justin Martyr s’en servaient, et il n’y aucune objection sérieuse à élever contre son authenticité.
Elle rappelle les lettres de Paul aux Éphésiens et aux Romains. Pierre reproduit en partie les chapitres 12 et 13 de l’Épître aux Romains; il emprunte à Paul plusieurs de ses expressions particulières, ce qu'on appelle sa terminologie. Enfin, il a eu sous les yeux l’Épitre de Jacques. Une comparaison attentive établit aisément un rapport de dépendance qui est évident. Et cependant notre auteur a aussi ses expressions originales et caractéristiques.
Il nous dit au verset 12 du chapitre 5: C’est par Silvanus, frère, à mon avis, fidèle, que je vous écris ces quelques lignes. Ces paroles peuvent signifier : je charge Silvanus (ou Silas) de vous porter cette lettre, mais il est aussi très naturel d’y voir l'indication du personnage qui a servi de secrétaire à l’apôtre. Silvanus (ou Silas), l’ami et le compagnon de Paul, aurait rédigé cette épître sous la direction de Pierre. Qu’y a-t-il de surprenant alors à ce que le disciple de Paul ait employé la terminologie de son maître et à ce qu’il se soit servi de l'Épître de Jacques dént l'autorité était certainement très grande dans son entourage immédiat ?
La première Épître de Pierre a été écrite à Rome (5: 13) lorsque l’apôtre s’y trouvait avec Marc, l’auteur du second Évangile, Babylone était, on le sait, le nom symbolique de la capitale de l’empire.
Quant à la date de la composition de cette épiître, elle est impossible à fixer. Il est certain seulement qu’elle est postérieure à l’an 60.
PIERRE, APÔTRE DE JÉSUS-CHRIST, AUX EXPATRIÉS DE LA DISPER- SION DE PONT, DE GALATIE, DE CAPPADOCE, D'ASIE ET DE BITHYNIE, QUE DIEU NOTRE PÈRE À ÉLUS, SELON UNE DÉTERMINATION PRISE D'AVANCE, QU'IL A SANCTIFIÉS PAR L'ESPRIT, POUR OBÉIR A JÉSUS- CHRIST ET ÊTRE PURIFIÉS PAR L'ASPERSION DE SON SANG.