CHAPITRE VI
Il y a, je crois, les lettres de votre pauvre défunte mère, que Dieu sauve son àme! et pois d'autres choses auxquelles je ne connais rien, puisque je ne sais pas lire.
— • Mes papiers ! dit Zanetto en passant la main sur son front pour rappeler ses souvenirs. N'y as-tu pas vu des empreintes de cire d'Espagne sur des feuilles volantes ?
— C'est bien possible. Regardez-y vousmême ; je les ai là dans ma poche.
Zanetto se souvenait d'avoir essayé son cachet magique pour en lire la légende, et unelueur-d'espérance venait déjà de traverser son esprit. Il s'était emparé des papiers et y cherchait avec précipitation. Tout à coup, il fit un bond et s'écria :
— Je suis sauvé ! Voici deux empreintes du divin cachet; embrasse-moi, Marietta.
Je suis libre... à moins cependant que la vertu du talisman ne s'éteigne quand il a changé de main. Essayons toujours. Holà l
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messer gardien. Venez ici, je vous prie. Si vous voulez me prêter une plume et de l'encre pour écrire une pétition, je vous donnerai trois ducats.
— Quoi ! dit Marie t ta, vous allez donner toute votre fortune pour une plume ! Qu'avez-vous à faire d'une pétition et de ce tamerlan dont vous parlez ?
— Si vous étiez au carcere duro, répondit le geôlier , je ne vous prêterais une plume ni pour or ni pour argent; mais puisque mes instructions ne s'y opposent pas, je connais mon devoir : donnez-moi les trois ducats.
Notre héros prit une feuille de papier blanc sur laquelle était l'empreinte du cachet perdu, et il écrivit ce qui suit :
« Très-illustre et très-magnifique seigneur,
« Le soussigné, injustement détenu sous