‹ Le nouvel Hôtel de ville de Paris, 1872-1900Chapitre 20 sur 78 · FAÇADE DE LA PLACE LOBAU, PAVILLON DE LA PARTIE CENTRALE · texte numérisé non relu

FAÇADE DE LA PLACE LOBAU, PAVILLON DE LA PARTIE CENTRALE

ministre de Louis XV, (par M. L. Martin) ; Charles Perrault, l'auteur des « Contes de fées », (par M. Voyez); François Boucher, le maître de la Grâce, (par M. Laurent); Charles Le Brun, l'illustre décorateur de Louis XIV, (par M. Renaudot); pavillon de droite. Madame Vigée-Lebrun, le peintre de tant d'exquis portraits, (par M. Pépin); Madame de Staël, l'auteur de « Delphine » et de « Corinne », (par M. Ferrary) ; Madame Geoffrin, l'amie des Encyclopédistes, (par M. Franceschi) ; l'archéologue Lenoir, le créateur du Musée des monuments français, (par M.Alfred Lenoir); le peintre Delacroix, (par M. Guilbert); Alfred de Musset, le poète des « Nuits », de « RoUa », (par M. Idrac) ; l'érudit Nicolas Fréret, (par M. Greil) : Marivaux, l'auteur du «Jeu de l'Amour et du Hasard», des a Fausses Confidences, etc. », (par M. Lefeuvre); La Rochefoucauld, le moraliste des « Maximes», (par M. Début).

La partie de la façade entre les pavillons comprend treize travées, et reproduit les dispositions architecturales de la façade intermédiaire de la place de l'Hôtel-de-Ville, sauf qu'au premier étage les baies sont en plein cintre, au lieu d'être rectangulaires, et n'ont pas de mezzanines. Sur l'entablement du deuxième étage, elle est décorée de douze statues allégorisant les diverses expressions du génie parisien dans les manifestations de l'activité humaine : la Science (par M. Lepère), l'Histoire (par M. Robert), la Poésie (par M. Combes), la Musique (par M. Basset), la Tragédie (par M. Ottin), la Comédie (par M. Saint-Jean), la Sculpture (par M. Maniglier), la Gravure (par M. Merley), la Peinture (par M. Leenhoff), TAgriculture (par M. Hiolin), et l'Industrie (par M. Perrey). Chaque statue a été payée 4.000 francs.

Les matériaux entrés dans cette façade sont : au sous-sol donnant sur le saut de loup, y compris le bandeau, du Saint-Ylie et du Belvoye; dans le soubassement, du Larrys; et, aux étages.

du Château-Gaillard, sauf les bandeaux, les balustrades, et les lucarnes, pour lesquels on a employé du Tercé.

Deux escaliers à rampes droites, composés de dix-neuf marches, sont jetés au-dessus du saut de loup, et relient le rezde-chaussée au jardin, en terrasse, que borde une balustrade en pierre. Dans l'axe du jardin, et à l'alignement de la balustrade, s'élève la statue équestre d'Etienne Marcel, haute de 4"',5o, placée sur un haut piédestal de forme rectangulaire, dont la première idée a été donnée par M, Ballu, qui, après sa mort, eut comme collaborateur dans cette œuvre son fils, M. Albert Ballu. Le piédestal porte l'inscription suivante :

LA VILLE DE PARIS

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