‹ Le nouvel OpéraChapitre 6 sur 41 · MEYERBEER · texte numérisé non relu

MEYERBEER

Halévy, 1799-1862.

et, en retour, les deux plus illustres librettistes :

Quinault, 1635-1688.

Scribe, 1791-1861.

On a souvent critiqué le choix des compositeurs et la place qui leur est assignée. On s'est plaint de l'absence du buste de Gluck sur la façade : on ignorait alors qu'une statue lui était érigée dans le vestibule. D'ailleurs il s'agit là de préférences artistiques sur lesquelles il est bien difficile de s'accorder. Garnier, en sollicitant des renseignements des personnes les plus compétentes, avait reçu des listes tellement diverses qu'elles s'annulaient réciproquement. Il a fallu prendre parti. Quant au classement, aussi bien pour la façade que pour les parties latérales, il a été déterminé par les dates de naissance, ce qui présente un intérêt historique et, de plus, met de côté les préférences ou les antipathies systématiques.

Dans les tympans du rez-de-chaussée les quatre médaillons représentant les profils de Bach, Haydn, Pergolèse, Cimarosa, sont sculptés par M. Giimery.

Les quatre statues du perron personnifient/^ Drame

Groupe de M. C;ir|>eaux du Danse).

M. Falguière), le Citant (MM. Dubois et Vatrinelle) , rirfylle (M. Aizclin), la Cantate (M. Chapu).

Enfin les quatre groupes sont l'œuvre de M. Guillaume (la Musique), de M. JoufTroy (la Poésie lyrique) , de

M. Perraud (le Drame lyrique), et de M. Carpeaux (la

Danse).

Ce dernier groupe a soulevé les plus ardentes polémiques. Tour à tour attaqué ou défendu à la tribune,

Groupe de M. Gumery (la Danse).

dans la presse, dans des brochures spéciales, il fut, ce qui est plus rare, l'objet de voies de fait. On se souvient qu'un matin on aperçut la hanche d'une des danseuses souillée d'une large tache noire. Une bouteille d'encre

NOUV OIÉRA. 4

avait été lancée par-dessus la palissade <|iii à ce moment entourait encore le piédestal. On avait fait des photographies avant la tache, on en lit après la tache.

Celle-ci pul être facilement effacée, mais les polémiques continuèrent.

Le principal reproche que l'on puisse adresser à ce groupe, dont la valeur artistique est incontestahle, c'est un défaut de proportions qui nuit à l'harmonie de la façade. C'est sans doute pour celle; raison que vers la fin de 1869 un arrêté ministériel ordonna que ce groupe serait retiré de la place qu'il occupe et transporté dans l'intérieur du hàliment, à l'extrémité de la galerie latérale du coté de la rue Auher.

Grand candélabre de la façade principale.

On commanda en même temps un nouveau groupe de la Danse à M. Guinery. L'artiste avait achevé son modèle quand la mort vint interrompre son travail. Des élèves viennent de terminer l'exécution de ce groupe, mais il n'est pas encore bien décidé si le changement aura lieu.

Tel est l'ensemble de la façade principalè du nouvel Opéra. Elle est éclairée par quatre grands candélabres en bronze, exécutés d'après les dessins de M. Garnier parMM.Corboz et Hurpin. *

Disons encore que M.Villeminot a été chargé d'interpréter les dessins de l'architecte pour tous les ornements de la façade et que M. Ernest Barrias a sculpté les masques placés au bas des consoles en pierre du Jura.

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