FAÇADE POSTÉRIEURE
De ce coté, 1 édifice est borné par un mur circulaire. Une grande porte monumentale, deux autres fermées par de simples grilles et servant à l'entrée et à la sortie des chariots de décors, enfin deux petites portes latérales, donnent accès dans la cour de l'administration. C'est par là que l'on pénètre dans les dépendances où sont installés les innombrables senices du théâtre, les buieaux, une partie des loges d'artistes et des magasins.
Derrière ces bàtimenls s'élève le grand mur postérieur de la scène ; il est percé d'une grande arcade qui.
par de larges baies, éclaire, du neuvième au douzième étage, de vastes paliers situés à la hauteur des cintres de la scène et utilisés pour le service des machinistes. Les piliers placés de chaque côté de cette arcade sont terminés par des masques sculptés par M. Chabaud ; la clef a été ornée par le même artiste d'une tête de Minerve qui mesure plus de cinq mètres ; c'est l'une des plus colossales qui aient été exécutées. Malgré ces dimensions inusitées, tout est si grand dans l'Opéra, que la tête de Minerve est heureusement proportionnée avec ce qui l'entoure. Les autres motifs de sculpture sont les mêmes que ceux des murs latéraux de la scène, sauf cependant le couronnement original des cheminées, dont M. Chabaud a encore sculpté les masques très-caractéristiques.
Nous devons signaler enfin dans cette partie de l'édifice la porte centrale de grande allure et les élégants petits candélabres placés aux angles des murs extérieurs; on retrouve dans tous ces détails le soin, la conscience et l'unité de composition et de style qui frappent si vivement au nouvel Opéra.