‹ Le nouvel Opéra de ParisChapitre 25 sur 145 · DU RIDEAU D’AVANT-SCÈNE · texte numérisé non relu

DU RIDEAU D’AVANT-SCÈNE

accrochés de façon à pouvoir s’enlever facilement et se remplacer à volonté. J'aurais pu, en suivant cet exemple, mettre sur un cartouche volant, ou bien les gigantesques R F, comme au Théâtre-Français, ou bien un faisceau ressemblant à l’instrument cher à M. Purgon, comme à l'Opéra-Comique; mais comme je trouve que ce jeu de cligne-musette, auquel on fait, à ces places, jouer les enseignes, contribue fort peu à inspirer le respect que l’on doit avoir pour le signe adopté par le pays et par le Chef de l'État, j'ai tâché que ces accrochements et décrochements alternatifs fussent évités dans la salle de l'Opéra, où, sous tous les régimes, on peut fort bien chanter Mozart, Halévy et Meyerbeer. Donc, au lieu et place du cartouche officiel d’un jour, j'ai mis un cartouche simplement historique, et comme la France de Louis XIV n’a pas fait trop mauvaise figure dans le monde, j'espère que personne ne s’avisera de me reprocher le beau soleil ardent qui resplendit pour éclairer l'acte de naissance de l’Opéra.

Au surplus, pour bien indiquer la pensée qui me conduisait, j’ai complété la signification historique et artistique du cartouche central par une inscription tirée d’un vers de Martial :

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Ce qui montre que, si je ne suis pas un grand politique, je me présente comme un grand philosophe.

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