‹ Le nouvel Opéra de ParisChapitre 63 sur 145 · DER MEONSERUCNIONED ES LA, CUVE · texte numérisé non relu

DER MEONSERUCNIONED ES LA, CUVE

J'aurais dû écrire ce chapitre le premier, parce que c’est par la cuve et par ses fondations que j’ai commencé l'Opéra ; mais ce n’est pas une raison parce que l’on doit faire une chose, pour qu'on la fasse, et cette grosse interversion le prouve bien.

C’est qu’aussi je pensais d’abord traiter la question d'art, puis ensuite les choses techniques, et je me promettais de donner beaucoup de détails sur cette opération qui n’a pas été sans me préoccuper fort; mais le temps s’est passé; ces préoccupations sont oubliées ; la dificulté vaincue m'apparait bien moins grande, et maintenant, n'ayant guère envie de faire l’école buissonnière avant d'arriver au but, mon premier enthousiasme est bien calmé et mon désir de description bien diminué.

Je dois pourtant dire quelque chose de ces travaux primitifs, quoique, depuis vingt ans déjà qu'ils ont été exécutés, j'aie pu perdre le souvenir de quelques particularités. Je pourrais bien rechercher tout cela dans mes dessins et dans mes rapports; mais J'ai horreur en ce moment de cette besogne de bénédictin, et je préfère dire les choses au courant de ma mémoire; cela suflira, du reste, pour indiquer la marche et les moyens suivis.

Disons d’abord que le nom de cuve que j'ai donné à ces basses fondations placées sous la scène vient de ce qu’elles forment comme un grand baquet rectangulaire, placé, il est vrai, sous la salle, mais néanmoins entouré d'eau de toutes parts. Je sais bien qu ordinairement une cuve a de l’eau en dedans; mais elle peut pourtant être enfoncée en partie dans l’élément liquide, être vide à l’intérieur et ne pas moins en être cuve pour cela. En tout cas, ce nom de cuve a été admis dès le principe, il a continué à être employé, et aujourd’hui il a conquis droit de cité et est resté pour désigner cette partie des fondations de l’édifice.

Vous savez tous, chers lecteurs, que le terrain sur iequel devait s'élever l'Opéra est formé de sable compacte, mais laissant filtrer en lui une nappe d’eau de grande étendue, d’une hauteur également fort grande, et ayant, malgré l’obstacle que lui présente cette conformation du sol, une vitesse de courant assez sensible. On a cru retrouver là l’ancien ruisseau de Ménilmontant. II se peut que ce ruisseau passät dans le voisinage de l'Opéra ; mais certainement il ne passait pas au-dessous; car les sables sont homogènes, sans dépôts ni alluvions d'aucune sorte, et il est sûr que, là, n’existait pas un lit - quelconque de ruisseau quelconque. Je pense que c’est tout simplement la nappe d’eau souterraine qui alimente les pompes et les puits du quartier, ou du moins qui: les alimentait lorsqu'il y avait encore des pompes et des puits, ce qui devient fort rare, maintenant que les eaux de diverses provenances älimentent directement Paris sans le secours de seaux ni de pistons particuliers.

Enfin, que ce soit l’eau d’un ruisseau comblé, où

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