NES [TR
V TE (ll dé " Pr L DA el EE | k, ou h SENS : |
ds = + et ei |
Tree 4 "7 3 PO 70
2AATTAN A0 1AVA 2x ÉHIOIA à 23 2ATeU4 240 14
no ip xy95 281810 Ù hoizasto te 5h eipbirs : ar ju LE ji NON PSIHETOS AOYE naviob étiontr F0 no 69h te réels send Se ts SO égutiho eat sromtiinee ts) nEviTé saRuSeib ns 43 eonpiähes rssphiri 280 Sasha 1h. esleusosirdies enoiézoque JrnoeS a on Le +5 104 sxnod oh ssmmon sito #lE am nr -ROtrpESETD 6 241 110% ,89fS0en60 hs «uSim Sois up (140F SI 48 “banobrds snsvioe à OT noieuotib St mp» ré e8 sb LE ha: ik 7 L, Loue 4 da Memo Ip 1199) SAHOOHER ab TT ‘un98? ares lruéeivs srl rrontobis rt at ut fi SSL Mob sanolsbrkss MONENT ET 'HPHTOG “rage l'ansh ftsden at DS Of (ni Sb ssunoys s1 x nir$ pb BCE >1d x5 rad SELS ivp 52 aup STE San Di foi ü Jes noter nil HA TRAIN 1n9É08 elp: so © = OÙ TR) LOS hir à sq QE RASE en ont (LE up olsiimiqeeebeived sai A5Q OR to sharol out “RQ Pre Apr re
du 51. Sinceirnion sup ste
A GiD (i
e9tit DA | eo : CUVE 4 1» AU LE
Let a ça
DESPATGLES *DESSCMRES ADESNLEMTRES ED ESSROSIRES
Les critiques de profession (j'entends ceux qui ont ou du moins doivent avoir certaines notions artistiques) ont jugé l’Opéra en se basant seulement sur des théories esthétiques, et en discutant suivant leur sentiment les expressions architecturales du monument. Ces critiqueslà, hommes de bonne foi et accomplissant leur besogne en conscience, sont lus de quelques-uns ; mais ils sont le plus souvent abandonnés par la foule, qui aime mieux un trait en forme de sentence qu’une discussion approfondie.
Les critiques de rencontre (ceux qui parlent d’art comme d’un fait divers et donnent leur avissurl’architecture et la peinture, entre l’histoire scandaleuse de M. X. et la dernière aventure de Calino) ne recherchent dans l’appréciation d’une œuvre que ce qui peut donner prétexte à un bon mot. Pourvu qu'ils soient amusants leur mission est remplie. De cela je ne leur fais pas un crime, car je préfère encore être diverti par une boutade spirituelle, qui parfois peut tomber juste, qu’assommé par une lourde et pédante leçon, plus indigeste que nourrissante. Le public en général pense de la même façon et préfère les petites
pointes, qui le chatouillent, aux gros sermons qui l’endorment. Si donc la critique de racontars n’est pas tout à fait le dernier mot de la raison et de la vérité, c’est le premier que la foule aime à épeler.
Enfin à côté de ces deux classes de critiques, il s’en présente une autre qui n’est pas sans influence, parce qu’elle s’adresse à cette passion aveugle que l’on nomme la politique, et que tous ceux qui tournent dans la cage à écureuil d’un parti, ne peuvent guère faire autrement que de tourner les pattes avec les autres afin de suivre le mouvement. Ces critiques-là, par conviction sans doute, ne se préoccupent des productions nouvelles que pour y trouver l’occasion de placer leur petit boniment politique. Si l’œuvre a été commandée ou achetée par un partisan, et si l’artiste lui-même fait partie de la confrérie, on dira les mérites des hommes et des choses; si le contraire se présente, les choses et les hommes risqueront fort de se trouver compromis dans le discours, qui ne manquera pas de se produire, sur l'influence pernicieuse d’une administration hostile au parti que représente la critique.
C’est naturellement aux critiques du premier ordre que je cherche à répondre dans ce volume ; mais je puis néanmoins chercher quelquefois à réfuter ceux des deux autres catégories, croyant qu'il peut y avoir quelques avantages, non pas à me défendre sur les points incriminés par eux; mais à défendre l’architecture et les architectes contre une espèce de malentendu de convention, qui tendrait à leur retirer une ressource dont ils doivent largement user dans leurs compositions; c’est-àdire les attributs, les emblèmes et les allégories.
AIGLES;6LVRES; (LEMTRES- ET: BUSTES. 75
Parmi céux que j'ai placés à l'Opéra, les lyres ont éveillé la gaieté de quelques critiques reporters ; c'était du reste une gaieté bien permise, de bon aloi et sans méchanceté : Prenez garde aux lyres, était un mot tout parisien, ne devant froisser personne et en somme disant avec finesse la pensée de mon aristarque. Quant aux aigles et aux quelques N, qui ont pris place dans la décoration de l’édifice, ils ont bien failli me jouer un mauvais tour en mettant contre moi plus d’un honorable, crispé par la vue de ces armes de la France d’alors. On s’est imaginé, de part et d’autre, que je faisais de la propagande bonapartiste au lieu de faire de l'architecture ! comme si l'artiste n'avait pas le devoir de mettre l’art avant toute chose et ses convictions politiques (sil en a !) après ses convictions esthétiques ! Je reviendrai sur ce point; mais comme, grâce à Dieu, je n'ai pas de profession de foi à faire aux électeurs, je dirai seulement tout de suite que si ce n’est pas une allégorie nominale qui fait un bon gouvernement, une allégorie bien étudiée peut aider à faire de la bonne architecture.
J'ai donc mis des lyres dans les ornements de l’Opéra : Pourquoi ! c’est ce que je vais expliquer.
Il y a des attributs qui sont typiques et qui disent tout de suite leur signification; la lyre est de ce nombre. Que ce soit une convention, je l’admets ; que ce soit un peu vieillot, ou pour parler plus respectueusement, une tradition, je l’accorde ; mais il n’en est pas moins vrai que, par suite d’un accord général, la lyre représente la musique : il serait sans doute plus nouveau de prendre un autre instrument ; mais je m'imagine qu'il faudra encore bien du temps avant que les artistes remplacent
celui qui est consacré, par un piano à queue ou un orgue de barbarie. En attendant que le changement se fasse il faut accepter ce qui est et conserver la Îyre comme type de l’allégorie musicale, et cela se comprend tout aussi bien que la croix pour le Christ, la balance pour la justice et l’ancre pour l’espérance! Donc, si l’on veut indiquer par des attributs que la musique a droit de cité dans tel ou tel endroit, il faudra bien employer la lyre antique, qui est tout à fait significative et ne permet aucune erreur d'appréciation. Ainsi j’ai fait ; et l’étendard musical qui couronne le monument est la lyre tenue haut par Apollon, comme la lyre, mêlée aux ornements capricieux de l’intérieur, est l’enseigne poétique du chant et de la mélodie.
Je suis absous sur le choix, je suppose, puisqu'il n’y avait pas à choisir; mais on me reproche moins le choix que l’abus de l’instrument traditionnel. Si c’est affaire de goût, je n'ai rien à répondre; je trouve cela bien; vous trouvez cela mal; ce n’est ni vous ni moi qui pourrons résoudre impartialement la question ; laissons-la donc pehdante; mais si c’est affaire de logique, oh! alors j’ai la prétention d’avoir été guidé par le raisonnement, sinon par la raison.
Tout monument est destiné à devenir ruine après un certain nombre de siècles ; toute ruine est destinée à devenir page historique de l’art ; toute page est destinée à être renseignement, voire même enseignement, aux générations futures. Il faut donc dès à présent préparer la sincérité des documents futurs et faire en sorte que nos arrière-descendants, lorsqu'ils étudieront nos monuments, comme nous étudions ceux des Grecs, soient