‹ Le Nu au salon de (volume 4)Chapitre 23 sur 27 · GASTON LEROUX · texte numérisé non relu

GASTON LEROUX

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L'écho des Olympes de'fants.

A notre oreille apporte encore Le nom charmant de Terpsxchore, Comme l'air porte les parfums.

Et, clef d'or ouvrant les Sésames, Tombeau des mythes outragés.

Il fait revivre, pour nos âmes, La Déesse des pas légers.

Comme un papillon sur la rose, Comme sur la bouche un baiser.

C'est sans avoir l'air d'y poser Que son pied sur le sol se pose.

Comme les oiseaux et les fleurs, Aérienne dans l'espace, Kadieuse et séchant les pleurs.

Devant nos regards elle passe .

C'est l'image de la gaieté, C'est le sourire de la vie ; Car au rythme seul asservi.

Son génie est la Liberté!

N'obéissant qu'à la cadence Dans son élan capricieux, C'est la Déesse de la danse Qui se rend visible à nos yeux.

Comme au ciel clair des nuits sans voiles, Sur les firmaments grands ouverts, Ecrit la loi des univers La marche auguste des étoiles,

Le front ceint d'étoiles aussi, Terpsychore, sœur d'Uranie, Dans un ciel hélas ! obscurci, Réveille l'antique harmonie.

Car ses filles au cœur fervent; Désespérément charmeresses, Restent les dernières prêtresses Du seul culte resté vivant.

Telle est celle que le sculpteur nous montre déroulant de ses bras harmonieux, une écharpe dont sa tête est à demi-voilée, enflant, comme une voile marine, le léger tissu qui s'emplit des sons harmonieux de quelque flûte cachée dans l'épaisseur des frondaisons qui font un décor vivant à cette noble imaere.

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