ACTE PREMIER, SCÈNE VI
VOUZON
Henriette !
EEXRIKTTE
Âh! non, ne me parlez plus. Laissez-moi tranquille. C'est fini, voyez- vous, c'est fini. [Au domestique qu'elle a sonné et qui remet un Jélégramme à Vouzon.) Priez j|me Lornoy de descendre ici tout de suite, {l^t comme le domestique sort). Non, laissez M™® Lornoy... {A Vouzon,) Ce qui nous reste à faire est simple et je n'ai besoin de personne pour me plaindre ou pour me conseiller. Nou? allons nous aéparer...
VOUZON
Devenir étrangers l'un à l'autre?... Pour toujours? Mais c'est impossible !
HENRIETTIfi
Vous l'avez voulu.
VOUZON
Ne dites pas cela. C'est impossible. Cette séparation ne pourrait être qu'une épreuve.
Nous n'avons plus rien à espérer.
VOUZON
Vous ne pouvez pas faire cela, Henriette, vous réfléchirez, vous ne serez pas insensible... Tenez, écoutez, c'est mon frère. (// lit tout haut, et, tandis qu'il lit, Henriette^ dès les premiers mots, s'éloigne en sanglotant vers la porte et sort.) « Suis avec vous. Prends part fraternelle à votre
immense bonheur et suis joyeux de votre chère union. Ne serai à Paris avant deux mois, hélas! mais vous suivrai par pensée... >
[Le rideau tombe pendant que Vouzon continue de lire.)