FACILITÉ DE REPRENDRE LE CHEMIN
Enfin, le gouvernement pouvait en tout temps racheter le chemin en payant aux entrepreneurs ce qu’il aurait coûté plus 10 par cent moins le subside en argent et le produit de la vente des terres. Aïnsi, par exemple, supposons que le chemin eût coûté 80 millions de piastres comme on le prétend aujourd’hui. Cela, plus 10 par cent, aurait fait 88 millions, sur lesquels il y aurait eu’ à déduire le subside en argent que nous avons vu, savoir : 32 millions, plus le produit de la vente des terres, disons 45 millions. Cela fait 77 rillions à déduire des 88 millions, ce qui n'aurait laissé à payer qu'une balance de 11 millions de piastres. Pour cette dernière somme le gouvernement aurait donc pu prendre LOssession du chemin dès que celui-ci aurait payé plus que ses dépenses,
Comme la faculté que nous venons de voir était réservée pour chaque section séparément, le gouvernement n'aurait pas manqué de reprendre les 900 milles des prairies, car ils sont estimés ne devoir coûter que onze millions sept cent mille piastres; avec
“là
les dix pour cent cela aurait fait treize millioas quatre cent mille piastres à rembourser à l'entrepreneur. Cette somme aurait été bien plus que remboursée par les 6 millions 600 mille piastres en argent et les 9 millions d’acres de terres qu'il aurait eus:
De sorte que, sans débourser un sou, le gouvernement aurait pu s'emparer de la section des prairies dès qu’elle aurait payé plus que ses dépenses. Or cela va arriver avant peu d'années, car il est admis de tout le monde que dès quelle sera en opération elle aura un trafic énorme.
Voilà ce qui était autorisé par la loi de 1874 Sous l'empire de cette. loi M. MacKenzie avait donné à l’entreprise, comme ou-
vrage du gouvernement, environ 600 milles de chemin principal et d'embranchements.
C’est dans ces circonstances qu'à la. suite des élections de 1878 le gouvernement actuel arriva au pouvoir. A la session de 1879 il annonca un grand plan pour la construction du chemin du Pacifique avec l’aide du gouvernement impérial. Les ministres passèrent en Angleterre. Il parait s'être engagé entre SirJohn et lord Beaconsfeld, lesquels ont au moral et au physique plus d’un trait de ressemblauce, une lutte pour savoir lequel des deux blaguerait
le mienx l'autre.
Il serait difficile de dire auquel des deux doit être décernée la
palme. Lord Beaconsfield réussit à faire croire à Sir John que le
gouvernement impérial allait nous aider puissamment à construire
‘le Pacifique. C'était très fort ; mais Sir John, de son.côté, vint à bout de convaincre lord beaconsfield que notre Nord-Ouest. avait pour les Américains des attraits si irrésistibles que: le Dacota était
“en frais dé se dépeupler à notre profit. Ceci.est d'autant plus, fort
‘que, précicément dans ce moment-là, grâce, sans. doute, aux ‘bienfäits de la protection, nos compatriotes émigraient par milliers et par dizaines de milles aux Etats-Unis.
À la première session de 1880, les. beaux projets de l’année précédente s'étaient évanouis en fumée. Avec da chute du
« Lt
SEC SE He Sion 2e LP
t mille rait été tres en
t aurait it payé ées, car ion elle
l'empire nme ouncipal et
sde 1878 le 1879 il u Pacifipassèrent
et lord d'un trait aguerait
ernée la An que le pnstruire ,:vint à est, avait ota était plus fort ue, aux milliers
e l'année haute du
gouvernement de lord Beaconsfield, Sir John avait perdu tout espoir d'aide impériale. Il proposa alors de construire le chemin au moyen d’un octroi de 100 millions d’acres de terres. À entendre le Dr Tupper, cela assurait la construction immédiate du chemin.