‹ Le pacte: légende en un acte en versChapitre 14 sur 20 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

ULTIMA

Il refuse... il Ta dit et j'en suis bien heureuse. Près du gouffre éternel que devant moi je creuse, Les regards ont des pleurs, les bouches ont des cris ; Moi, je tue et je vais... les destins sont écrits. Mais en me vouant toute à mes œuvres funèbres, Parfois, comme une étoile au milieu des ténèbres, Un rayon consolant daigne me visiter; Quand Tâme d'une vierge au ciel doit remonter. Quand cette âme s'exhale à ma première étreinte, Je la mets chastement dans une coupe sainte Qu'un ange du Très-Haut fit d'un seul diamant; Je m'élance d'un vol dans le bleu firmament, Et par les cieux profonds et les mondes de flamme. Je vais aux pieds de Dieu porter cette belle âme. Et Dieu sourit alors, et dans l'immensité Le sourire suprême est soudain reflété,

Les archanges bénis font palpiter leurs ailes, Les luths d'or font tomber les stances éternelles, Le monde a des frissons, les cieux sont en émoi, Et le regard de Dieu s'abaisse jusqu'à moi!

C'est l'ineffable joie à laquelle j'aspire...

Elle aperçoit Cari qai vient par le fond.

Voici Cari...

Elle sort un papier qu'elle semble lire avec attention. Cari entre.

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