‹ Le pain durChapitre 26 sur 60 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

LOUIS — Ça ne fait rien ! à votre santé. Monsieur Habenichts !

ALI — A votre santé, mon Capitaine !

(// boit son eau)

LOUIS la main sur le cœur. — IVobl bekommen I A la santé de mon bienfaiteur !

ALI — Toujours à votre service.

LOUIS — Et ne craignez rien. Vous serer payé à l'échéance.

A L I — J'en suis sûr ! J'en suis sûr !

TURELURE — Tout va bien ! rien de teF qu'un bon dîner pour mettre les gens d'accord.

Quant à moi je suis le plus heureux des hommes entre mon quasi-beau-père et ma quasibelle-fille.

ALI — Vous avez commencé vos travaux?

TURELURE — Nous sommes en train de faire la fosse pour la roue,

En plein dans le cimetière des moines.

Ce que nous avons enlevé d'os, ça n'est pas à ^ croire ! Deux charrettes et il y en a encore un tas.

Et au milieu, il y avait une espèce de puits Romain que nous avons curé, c'était déjà une

LE PAIN DUR «spèce de puits sacré, vous savez^ où on élevait des serpents.

Et dans le fond, nous avons trouvé un Mercure de bronze.

ALI — Il faudra me montrer ça. Je suis amateur de tous ces bons dieux.

LOUIS, montrant le Christ. — Vous devriez bien nous débarrasser de celui-ci.

Ce n'est pas une chose à avoir chez soi.

L U M l R — Si j'avais un bien comme celui-ci, je n'en ferais pas une usine.

LOUIS — Pourquoi donc ? Il faut être de son temps.

SICHEL — Lumîr a raison. On peut faire une usine partout. Mais un complexe comme celui-ci...

ALI — On ne dit pas un complexe.

SICHEL — C'est drôle, je ne peux pas vous voir sans parler allemand.

Enfin une chose comme celle-ci, ces cloîtres, ces caves, ces greniers.

On n'en fera pas une autre. C'est dommage de tailler là-dedans.

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