ACTE DEUXIÈME
L U M î R — Tu vois ? Les amorces sont mises, -Maintenant, écoute bien.
Le petit est chargé à blanc, il n'y a pas de balle. Tu as entendu ce que je te dis ?
LOUIS— Le petit est chargé à blanc, il n'y a pas de balle.
L U M î R — Le petit, tu entends ? Pas d'erreur.
Le vieux est lâche. Je suis sûre que la peur suffira et qu'il n'y aura pas besoin d'en venir aux extrémités.
Il vient de toucher 20.000 francs d'Ali. C'est Sichel qui me l'a dit. Il les a certainement sur luL
Il est vieux. Il est usé. Qui sait si l'émotion ne suffira pas? C'est une idée que Sichel m'a donnée.
Elle est avec son père dans l'autre aile du bâtiment. Il n'y a personne dans celle-ci- H n'y a rien à craindre d'elle.
LOUIS — L'autre pistolet?
LUMJR — L'autre pistolet est chargé à balle.
LOUIS — C'est bien.
L U M î R — Tous les deux sont au cran d'ar-
LE PAIN DUR rêt, mais on peut les armer avec une seule main.
LOUIS — J'ai compris.
L U M I R — le les remets tous les deux dans le sac.
LOUIS — Mets le sac ici à ma droite.
L U M i R — Du cœur.
{Elle le regarde et lut sourit. Puis elle sort).
SCÈN'E III
{Entre TURELURE).
TURELURE — Monsieur mon fils, me voici à vous, toutes affaires réglées avec le Barkoceba .
Seigneur î Que deviendrions-nous si je n'étais îà pour prendre soin de votre héritage !
(// essaye vivement de prendre le sac que LUMIR a laissé sur la table. Le capitaine le lui retire.
Tous les deux se regardent en silence).
LOUIS — Mon père, pourquoi me faites-