ACTE TROISIÈME frère de mon père. C'est moi qui ai les papiers
LOUIS — Habenichts ? 11 n'y a pas de Habenichts à Epernay.
SICHEL — 11 ne s'appelle pas Habenichts. 11 s'appelle Dumesloir. Roger Dumesloir. C'est un beau nom.
SCÈNE IV {Entre Ali HABENICHTS)^ ALI HABENICHTS. — Monsieur le Comte, j'ai bien l'honneur de vous saluer.
SICHEL — Ah, père, que je suis heureuse t
{Elle l'embrasse).
ALI HA BENICHTS — Que s est-il passé? LOUIS — C'est de mon père que vous portez le deuil ?
ALI — J'ai cru honnête de mettre ce que j'avais de plus noir.
LOUIS — Ne regrettez rien.
SICHEL — Père!
{Elle Vembrasse) ALI — Mon enfant.
LOUIS — Mademoiselle et moi, toutes choses examinées.
Avons arrangé les termes entre nous d'une •liquidation, ou dirai-je d'une consolidation ?
En d'autres termes, elle me fait abandon de ^'otre créance et je l'épouse.
ALI — Qu'entends-je ?
S I C H E L — Mon père !
(Elle l'embrasse).
LOUIS — Monsieur Habenichts, j'ai l'honneur de vous demander la main de votre fille, s'il vous plaît.
ALI — Monsieur le Comte, vous pensez sans doute que vous me faites un grand honneur ?
LOUIS — Le plaisir est pour moi.
ALI — Mon père était un rabbin célèbre. j41so ! S'il avait su que sa petite-fille épouserait un gentil et que ce sang se mélange au nôtre.
Croyez-vous qu'il aurait pris cela pour un honneur ? Qu'en dis-tu, Sichel ?
S I C H E L — Mon père, nos liens sont rompus.
ALI — Il est vrai, toutes les bornes sontôtées !
SICHEL — Le monde commence.
LOUIS — jetons-nous dans les bras les uns des autres.