‹ Le pain durChapitre 54 sur 60 · ACTE TROISIÈME frère de mon père. C'est moi qui ai les papiers · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME frère de mon père. C'est moi qui ai les papiers

LOUIS — Habenichts ? 11 n'y a pas de Habenichts à Epernay.

SICHEL — 11 ne s'appelle pas Habenichts. 11 s'appelle Dumesloir. Roger Dumesloir. C'est un beau nom.

SCÈNE IV {Entre Ali HABENICHTS)^ ALI HABENICHTS. — Monsieur le Comte, j'ai bien l'honneur de vous saluer.

SICHEL — Ah, père, que je suis heureuse t

{Elle l'embrasse).

ALI HA BENICHTS — Que s est-il passé? LOUIS — C'est de mon père que vous portez le deuil ?

ALI — J'ai cru honnête de mettre ce que j'avais de plus noir.

LOUIS — Ne regrettez rien.

SICHEL — Père!

{Elle Vembrasse) ALI — Mon enfant.

LOUIS — Mademoiselle et moi, toutes choses examinées.

Avons arrangé les termes entre nous d'une •liquidation, ou dirai-je d'une consolidation ?

En d'autres termes, elle me fait abandon de ^'otre créance et je l'épouse.

ALI — Qu'entends-je ?

S I C H E L — Mon père !

(Elle l'embrasse).

LOUIS — Monsieur Habenichts, j'ai l'honneur de vous demander la main de votre fille, s'il vous plaît.

ALI — Monsieur le Comte, vous pensez sans doute que vous me faites un grand honneur ?

LOUIS — Le plaisir est pour moi.

ALI — Mon père était un rabbin célèbre. j41so ! S'il avait su que sa petite-fille épouserait un gentil et que ce sang se mélange au nôtre.

Croyez-vous qu'il aurait pris cela pour un honneur ? Qu'en dis-tu, Sichel ?

S I C H E L — Mon père, nos liens sont rompus.

ALI — Il est vrai, toutes les bornes sontôtées !

SICHEL — Le monde commence.

LOUIS — jetons-nous dans les bras les uns des autres.

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