ACTE TROISIÈME ALI — Vous êtes mon fils. Votre père était mon ami
L'alliance que j'avais avec votre famille, la voici resserrée par un lien plus doux. Nous ne faisons plus qu'un.
LOUIS — Bien dit, Monsieur mon père.
Ah, que je suis pressé de donner le jour à un beau petit Habenichts !
Le sang des Coûfontaine qui s'est déjà appuyé un Turelure; voilà tout Israël qui débouche dedans. Le nom couvre tout.
S 1 C H E L — Va, je n'en serai pas indigne. Tu verras, je suis intelligente. On peut tout faire de moi.
Et je prendrai la religion que tu yqudras.
LOUIS — Catholique. ^
Tout le monde dit que je suis catholique.
S I C H E L — Précisément, c'est la religio n que je préfère, elle est si pittoresque !
ALI — Ecoutez-la ! Elle dit « religion >> et « catholique » comme on dit une salle à manger Renaissance.
Ça lui est bien égal ! Gan:( wursi ! C'est tou saucisse pour elle !
LOUIS — Nous sommes d'accord ?
ALI — Je ratifie tout ce que ma fille a consentit ce matin. C'est cher ! Tant pis ! Ce sera sa dot.
SICHEL — Père !
ALI — Oui, je sais ce que tu veux me dire^ mon enfant.
SICHEL — J'ai parlé à Louis.
ALI — Allons ! Après ce que j'ai fait pour vous, je suis sûr que vous ne voudrez pas me contrarier. Ce n'est pas que je tienne tellement à Dormant, mais j'ai des options sur d'autres terrains à côté, cela me ferait perdre la face.
Et votre père m'avait donné sa parole. Il n'y a plus que la signature qui manque. Vous ne voudrez pas lui faire cette injure.
LOUIS — Je n'ai pas consenti encore.
ALI — En cas de revente avec une majoration au-dessus de 40 pour cent, vos droits à une ristourne sont prévus.
LOUIS — Dormant est le berceau de ma famille.