‹ Le pain durChapitre 55 sur 60 · ACTE TROISIÈME ALI — Vous êtes mon fils. Votre père était mon ami · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME ALI — Vous êtes mon fils. Votre père était mon ami

L'alliance que j'avais avec votre famille, la voici resserrée par un lien plus doux. Nous ne faisons plus qu'un.

LOUIS — Bien dit, Monsieur mon père.

Ah, que je suis pressé de donner le jour à un beau petit Habenichts !

Le sang des Coûfontaine qui s'est déjà appuyé un Turelure; voilà tout Israël qui débouche dedans. Le nom couvre tout.

S 1 C H E L — Va, je n'en serai pas indigne. Tu verras, je suis intelligente. On peut tout faire de moi.

Et je prendrai la religion que tu yqudras.

LOUIS — Catholique. ^

Tout le monde dit que je suis catholique.

S I C H E L — Précisément, c'est la religio n que je préfère, elle est si pittoresque !

ALI — Ecoutez-la ! Elle dit « religion >> et « catholique » comme on dit une salle à manger Renaissance.

Ça lui est bien égal ! Gan:( wursi ! C'est tou saucisse pour elle !

LOUIS — Nous sommes d'accord ?

ALI — Je ratifie tout ce que ma fille a consentit ce matin. C'est cher ! Tant pis ! Ce sera sa dot.

SICHEL — Père !

ALI — Oui, je sais ce que tu veux me dire^ mon enfant.

SICHEL — J'ai parlé à Louis.

ALI — Allons ! Après ce que j'ai fait pour vous, je suis sûr que vous ne voudrez pas me contrarier. Ce n'est pas que je tienne tellement à Dormant, mais j'ai des options sur d'autres terrains à côté, cela me ferait perdre la face.

Et votre père m'avait donné sa parole. Il n'y a plus que la signature qui manque. Vous ne voudrez pas lui faire cette injure.

LOUIS — Je n'ai pas consenti encore.

ALI — En cas de revente avec une majoration au-dessus de 40 pour cent, vos droits à une ristourne sont prévus.

LOUIS — Dormant est le berceau de ma famille.

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