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en 15 jours 428 gr. 2 de pain M; pendant le même temps les souris du lot B. pesant primitivement 97 gr. 3 ont consommé 380 gr. 6 de pain C.
« On en conclut que /
100 grammes de souris À. ont consommé 486 gr. de pain M. soit 32 gr. 4 par jour et ont augmenté en moyenne de o gr. 81 par jour.
« 100 grammes de soùris B. ont consommé 391 gr. de pain C. soit 26 gr. 1 par jour et ont diminué de 0 gl. 07 par jour.
« À ce moment l'expérience est renversée, les souris A. sont maintenant nourries avec le pain de la farine C. et les souris B. avec le pain M. et l'on obtient les résultats suivants.
« Les souris A. pesant primitivement 98 gr. 7 ont consommé en 18 jours 527 gr. 7 de pain C. Pendant le même temps les souris B. pesant primitivement 96 gr. 3 ont consommé 561 gr. 2 de pain M.
« On en conclut que:
100 grammes de souris A. ont consommé 29 gr. 7 de pain C. par jour et augmenté en moyenne de 0 gt. 32 par jour. î
100 grammes de souris B. ont consommé 33 gr. 4 de pain M. par jour et ont augmenté de o gr. 84 par jou . si | di
« On voit que dans tous les cas les souris -ont consommé plus de painde farines de meules que de pain de farines de cylindres et ont gagné moins en poids avec cette dernière alimentation... Le pain de farines demeules a procuré aux souris À, comme aux :
souris B, une augmention de poids de 2.5 0/0 de pain consommé, tandis que le pain de farines de cylindres n’a procuré aux souris À qu’une augmentation de poids de 1,1 p. 0/0 de pain et a fait dépérir les souris B. :
« On peut donc affirmer que la mouture par les meules donne un produit plus nutritif que la mouture par les cylindres, mais il s’agit ici de pouvoir nutritif à l'égard de la souris et non à l'égard de l’homme. \
« Cherchons maintenant à nous faire une idée de ce qu'il en est pour l’homme.
« M., Aimé Girard (1) a montré que les farines obtenues avec un même blé, au même rendement, par la mouture entre cylindres métalliques contiennent beaucoup moins de débris d'enveloppes et de
ermes que les farines produites par la moututre ot- 8 q P P
dinaire entre meules de pierre.
« C’est dans cette différence de composition qu'il est naturel de rechercher la cause de l'inégalité de pouvoir nutritif constatée dans mes expériences. On sait, en effet, que l’enveloppe est trèsriche en substances alimentaires de preémier ordre, matières azotées, matières grasses et phosphates.
« D'un autre.côté,les expériences du même savant
ont montré que l'enveloppe lavée, ingérée par un
homme avait conservé après avoir traversé tout le