‹ Le palais de justice et l'ancien parlement de DijonChapitre 15 sur 20 · GREFFIER · texte numérisé non relu

GREFFIER

On a dit plus haut que l'architecte du palais primitif avait réservé dans son édifice une salle pour le greffe. Gettesalle, qui existe encore (1), était contiguë à l'Audience et chauffée par une

d'estomac, leà vomissejueiits qui en étaient la suite, et les consultations de ses médecins, qui lui avaient notamment recommandé des prises de licorne.

(1) C'est celle qui seut aujourd'hui de rorps de i^arde au poste militaire de la cour d'assises.

vasle clieiïiinée. On y entrait par une porte voisine de la vis , ou de l'escalier qui desservait l'étage supérieur et les combles du palai.s. Elle n'eut pourtant cette destination que pendant peu d'années : dès 1523, soit que les travaux de construction l'exigeassent , soit que la cour voulût l'affecter à un autre emploi, le greffier la quitta et transporta son bureau dans l'ancienne chambre du conseil. Cette promiscuité était fort gênante pour les magistrats, qui le reléguèrent d'abord dans une petite maison dépendant du palais, habitée jusqu'alors par le concierge et démolie en 1572, puis le firent monter en 1554 dans une pièce du premier étage, audessus de la grand'chambre. Il y resta jusqu'en 1789, non toutefois sans envahir successivement les combles voisins, où l'on fit un cabinet pour le greffier en chef et des salles pour conserver les archives. Les commis et clercs du greffe, à qui un arrêt de 1561 défendait de porter « capes bordées et habitz descoupez », s'y livraient quelquefois à des ébattements dont la grave compagnie ne dédaignait pas de prendre

loi Li: PALAIS DE JUSTICE.

souci. Elle leur mesurait parcimonieusement le bois et la chandelle, afin de réduire la longueur des veillées inutiles. Plusieurs furent emprisonnés par ses ordres , pour avoir ajouté à leurs écritures ou commis une erreur dans l'addition des taxes. Par contre, elle récompensait d'un office de procureur celui dont elle distinguait les laborieux services, ou lui accordait une gratification extraordinaire, comme celle de 4 écus qu'elle préleva sur les épices en 4557 , pour permettre aux clercs de la Basoche de foter Saint -Yves.

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