‹ Le palais de justice et l'ancien parlement de DijonChapitre 19 sur 20 · BIBLIOTHEQUE · texte numérisé non relu

BIBLIOTHEQUE

11 n'en existait aucune au palais. Les livres, paraît-il, faisaient grand défaut au Parlement, car. on le voit acheter le 5 juin 1526, pour la chambre des procès, un cours de lois, un cours de décret, le grand coutumier de France et le recueil des ordonnances. L'imprimeur Desplanches lui livrait en "1555, pour la chambre du conseil, des ouvrages presque semblables, dont l'un disparut quelque temps après. La cour y attachait sans doute un grand prix, puisqu'elle ordonna la publication d'un mo7iitoire, afin de découvrir le voleur. Au premier rang de ses livres les plus précieux, il faut placer sans hésiter le manuscrit de la coutume de Bourgogne sur lequel la première édition fut imprimée et que possède encore aujourd'hui la cour d'appel.

On ne doit pas au surplus s'étonner que la com pagnie ne possédât point de bibliothèque particulière: plusieurs deses membres en avaient formé chez eux de fort considérables, qu'ils tenaient

LE PALAIS DE JUSTICE. ilo

pour la plupart à la disposition de leurs collègues et des lettrés de la ville. On connaît celle du président Bouhier, qui comptait plus de 35,000 volumes et 2,000 manuscrits, et dont le fond principal provenait de la maison de Thiard. Il faut y ajouter la riche collection réunie par le conseiller Philibert de la Mare et vendue en 1719 7,000 livres à deux libraires de Paris; celles de Saumaise, du conseiller Gagne, incendiée en 1630, dans l'émeute du Lanturelu; de Pierre Févret, de Jean-Baptiste Lantin, du procureur général Quarré de Quintin, des deux premiers présidents Fyot de la Marche, du président Joly de Blaisy, du conseiller Jehannin de Chamblanc, de la famille de Thésut^ de Févret de Fonlette, de Legouz de Gerland, les bibliothèques Bouhier de Ghevigny, Filzjean de Talmay, du président de Brosses, etc

Page 1