HOFFBAUER, chap. I, fig. in
5. S talis tique monumentale de Paris, par Albert Lenoir, p. 12 et pi. 11: Catalogue du musée de Cluny, édit. de i883, n"' 10 à 21.
travers des moulures par les chaînes ou les cordages servant à amarrer les bateaux ; un montant de baie orné en bas-relief de petits personnages superposés, que surmonte un cavalier; un petit plafond sculpté d'édicule romain; deux fragments d'inscriptions funéraires qu'on attribue au milieu dui*'" siècle* et qu'on croit avoir fait partie d'un tombeau de dimensions considérables dont les matériaux auront été plus tard utilisés dans quelque autre construction.
En creusant, dans le courant de l'année 1901, une tranchée dans la rue Mathieu-Molé, on rencontra un mur ancien en grosses pierres de taille, de i m. 65 d'épaisseur, dans la direction de l'alignement des maisons du quai des Orfèvres en se dirigeant vers le boulevard du Palais; il a été reconnu pour un vestige de l'enceinte du Palais établie au xiv" siècle-.
Enfin, en 1907, les démolitions des maisons situées à l'angle du boulevard du Palais et du quai des Orfèvres ont découvert un gros mur de soubassement, construit en pierre de grand appareil avec du mortier de chaux et de sable, et ayant une épaisseur de i m. 60 sur i m. 26 de haut; il a été retrouvé sur une longueur d'environ 17 mètres et correspond exactement au mur indiqué, en bordure de l'ancienne rue de la Barillerie, sur le plan de restitution de la Cité dû à Albert Lenoir et à Adolphe Berty ^, en venant se souder à celui qui longeait le quai des Orfèvres, perpendiculairement à lui*. Il paraît bien qu'on se trouve ici en présence d'un tronçon d'enceinte dont il est assez difficile de préciser la date, mais qui
I. On y distingue un nom de femme, Lugiola, et un nom d'homme, Apollinaris, en partie restitué.
3. Procès-verbaux de la Commission municipale du Vieux-Paris, année 1901, p. 169.
3. Plan archéologique de la ville de Paris (non publié), pi. x.
4. Ce dernier mur est visible sur les plans de Paris du xvi» siècle.
pourrait être le prolongement de celui qu'avaient exploré Duc et Dommey soixante ans plus tôt *.
Le fragment de mur dont nous venons de parler n'a pas été démoli ; on l'a laissé subsister et encastré dans les fondations des nouveaux bâtiments.