Idem, ZH" 669, f-^aS
tiques adossées à la Sainte-Chapelle, des cventaires où ils débitaient leurs marchandises, l'almanach de l'année, l'ouvrage à la mode, le livre des adresses de Paris, des brochures ou des placards à sensation, des coutumes et autres publications juridiques : Galliot du Pré et Denis Janot se tenaient au premier pilier de la Grand'Salle, Antoine Vérard au premier pilier devant la chapelle « où l'on chante la messe de messeigneurs les présidens », Jean Du Pré au second pilier, Guillaume Eustace au troisième, Gilles Corrozet à côté du pilier des consultations, Jean Gesselin dans la Galerie des prisonniers.
Plus tard, voici A. Robinot dans la Salle dauphine, G. Loyson et P. Rocolet dans la Galerie des prisonniers, puis, au second pilier de la Grand'Salle, Bilaine, qui vendait la Pucelle de Chapelain et dont parle Boileau méprisant :
Quand un livre au Palais se vend et se débite, Que chacun par ses yeux juge de son mérite, Que Bilaine l'étalé au deuxième pilier, Le dégoût d'un censeur peut-il le décrier?
Quant au fameux Claude Barbin, que cite aussi Boileau^, il était installé sous une arcade en face de la porte de la Sainte- Chapelle : cette place lui avait été concédée le 1 1 février 1662 ; il acquit ensuite de Jeanne de Sequeville, le 17 août 1682, une boutique située en haut de la deuxième rampe de l'escalier de la Sainte-Chapelle, et cette boutique fut réparée en 1689, «du emps que l'on fit la couverture de l'escalier^ ». Il avait pour voisins deux autres libraires, Gervais Clousier et Thomas de
1. « Où sans cesse étalant bons ou mauvais écrits, Il vendait aux passants les auteurs atout prix. »