LE CRI DU PALAIS AU XVI' SIÈCLE
La Ruelle. Vers la même époque, Pierre Corrozet vendait sa marchandise un peu à gauche du perron de la cour du Palais, à proximité du Mai ; et dans cette même cour, non loin de la porte du logement des chapelains et clercs de la Sainte- Chapelle, trois échoppes étaient fort achalandées, celles de l'horloger Martinot, à l'enseigne du Chariot d'or, du graveur Thomassin*, et du graveur Antoine Aury-.
L'incendie de 1776 fit un tort sérieux à tous ces commerçants, qui subirent un énorme dommage ; tous ceux de la Grand'Salle durent l'évacuer sans tarder^; beaucoup renoncèrent à se rétablir ou furent expropriés pour la construction des nouveaux bâtiments. Il en resta quelques-uns à l'intérieur du Palais* et les derniers disparurent vers i84o. Deux estampes popularisées par la gravure, l'une d'Abraham Bosse, l'autre de Gravelot, donnent une idée fort exacte de l'une des galeries encombrées de curieux devant l'étalage d'un de ces marchands. Abraham Bosse a représenté, au milieu, l'éventaire d'une mercière, à droite celui d'une lingère, à gauche la boutique d'un libraire du roi, qu'il n'est pas malaisé d'identifier:
1. Nous pouvons signaler un autre graveur, Pierre Turpin, à qui autorisation fut accordée, le 28 novembre 1G24, de faire rétablir sa boutique « adossée contre le pilier qui est au bas de l'escalier de la Sainte-Chapelle «t qui regarde Saint-Michel ». [Archives nationales, S 947.)
2. D'abord dans la cour du Palais, « au croissant d'or », puis au bout du cimetière (7(/em, S 9/17) •