Archives nationales, JJ 177, T
ko LE PALAIS.
de vol au même lieu, droit d'enregistrement sur les contrats et marchés conclus entre toutes personnes dans les limites de sa justice, droit de perception d'amendes à son profit, droit de surveillance sur les denrées apportées au Palais, sur les constructions nouvelles en bordure de rues, sur les merciers et autres locataires des boutiques situées dans l'enceinte du Palais. 11 jouissait de revenus considérables, provenant tant de ses droits de juridiction que d'autres sur diverses propriétés de la Sainte-Chapelle, sur les jardins du Palais, sur les halles et la boucherie de Paris. Et quand le roi se trouvait au Palais, il jouissait encore de bénéfices supplémentaires, en argent et en nature. Bien que réduits considérablement par l'arrêt du Parlement qui réunit en i4i8 la Conciergerie au domaine royal, ces revenus étaient encore considérables et recherchés par de puissants personnages tels que Renaud de Chartres, en même temps chancelier, ou Jacques Coictier, le médecin et favori de Louis XI, qui, malgré l'opposition du Parlement, parvint à cumuler en 1482, comme l'avaient déjà fait quelques-uns de ses prédécesseurs, les deux charges de concierge et de bailli du Palais. Aux nombreuses et fréquentes contestations entre le bailli du Palais ^ le prévôt de Paris et les officiers du Châtelet, pour l'exercice de leurs droits respectifs, mit fin un édit de Louis XIV, d'octobre 171 2 ^.
Au trésorier de la Sainte-Chapelle étaient encore soumis, en dehors du concierge, d'après une bulle de Jean XXII donnée à Avignon en 1820, le portier, les sentinelles de nuit, les familiers et le jardinier.
Nous avons déjà parlé plusieurs fois du jardin, dont l'existence est affirmée dès le xin'' siècle: en 1277, où un texte nous