I. Voir aussi plus loin, p
■i. Félibien-Lobineau, Histoire de la ville de Paris, l (1726), p. 482.
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NOTICE HISTORIQUE. 4i
montre les plaideurs entrant par une porte « jouxte la Salle » et sortant « par devers l'huis du verger » ; en 1296, année où, pendant l'inondation, on passait en bateau par-dessus les murs du verger. Il s'étendait en effet jusqu'à la Seine * ; sa beauté n'avait pas échappé à la perspicacité du Bâlois Th. Flatter : « Derrière cette prison, se trouvait un jardin d'agrément très beau et très soigné, le jardin du roi; je l'avais déjà aperçu depuis les fenêtres supérieures des Chambres. » La treille y était célèbre; les fleurs y étaient cultivées avec amour; de grands berceaux y projetaient une ombre favorable à la promenade' ; et le jardinier était un personnage d'importance"^. Malheureusement une partie considérable fut expropriée pour les travaux qu'on fit faire aux alentours du Pont-Neuf, en 1608, et par le percement de la rue de Harlay. Pour conserver un souvenir des plates-bandes et des corbeilles qui allaient disparaître, Marie de Médicis fit relever toutes les fleurs qu'on y cultivait par Pierre Vallet, brodeur du roi, et Jean Robin, en vue d'un recueil qui parut bientôt sous le titre de : Jardin du roy très chrestien Henri IV, dédié à la reine ; il comptait soixante-quinze planches.
En i58i avait été décidé l'établissement d'un mur de soutènement devant former plus tard le quai des Orfèvres, sur les terrains contigus à l'Hôtel de la Présidence.
1. Jusqu'à l'endroit où fut ouverle plus tard la rue de Harlay; au delà, vers l'ouest, se voyaient deux îles : l'une, appelée l'île Bureau, du nom de son propriétaire, était la plus grande ; l'autre, dite des Juifs ou de la Gourdaine (du nom d'un ancien moulin) . Elles disparurent e t furent soudées à la grande île de la Cité. Au point de vue topographicjue, on consultera avec fruit le Plan délaillé de la Cité, de l'aBLé Delagrive (P., lyB/i, in-folio).
2. Pierre Gronneau fut sous François I" chargé de payer la réparation de ces berceaux (Catalogue des actes de François I"^, n"' g838 et 10682).
3. En iS'jk il s'appelait Jean Lappe; ses descendants, jardiniers comme lui, ont donné leur nom aune rue de Paris (près du faubourg Saint-Antoine).
!t2 LE PALAIS.