‹ Le Palais de justice et la Sainte-Chapelle de ParisChapitre 70 sur 123 · I. Archives nationales, AF iv · texte numérisé non relu

I. Archives nationales, AF iv

NOTICE HISTORIQUE. ii5

des adieux solennels à ces lieux qui furent pendant plusieurs siècles les témoins du travail qui s'accomplissait à la Cour des Comptes. On installa alors*, dans les locaux de Gabriel devenus vacants, le Préfet de Police; et en juin 1871 tout cet ensemble sombra définitivement dans les incendies de la Commune.

Les archives avaient été consumées en 1737; le peu qu'on a pu sauver est aux Archives nationales^. Des bâtiments, on n'a conservé que l'arc de Nazareth et les statues d'Adam le cadet, qui ont trouvé un asile au musée Carnavalet ^. Il est fort regrettable que l'architecte n'ait pas songé à sauver de la destruction la porte de l'ancienne Chambre des Comptes, surmontée des figures d'Adam et flanquée de colonnes doriques, qui n'avait pas été touchée par l'incendie de 1871 et est demeurée pendant plus de vingt ans, après cette date, inutilisée dans la cour de la Sainte-Chapelle,

Il a paru utile de consacrer quelques pages de cette monographie au Parlement et à la Chambre des Comptes, qui ont été les deux grandes institutions ayant leur siège au Palais. Mais, comme on l'a vu plus haut, on y vit installer successivement d'autres cours souveraines ou secondaires, et qu'il ne peut être question d'étudier ici. Contentons-nous d'énumérer celles qui existaient encore au moment où la Révolution les dispersa :

La Cour des Aides ;

La Cour des Monnaies ;

ï. Une ordonnance royale de mars t8/|T autorisa la substitution. a. C'est ce qui forme la série P.

ii6 LE PALAIS.

La Connétablie et Maréchaussée*; J ., , i . n

^ , . . , , ( siégeant a la table

L Amirauté ; l ri V.

La Maîtrise des Eaux et Forêts-; ]

La Chambre du Domaine et le Bureau des Finances, qui venait d'être installé (avril 1786) dans l'un des deux pavillons nouvellement construits près de la galerie Dauphine^, auxquels il faut ajouter le Bureau des Agents de change, établi par lettres du 3i août i644 au-dessous de la salle Dauphine, près de la Conciergerie, à la place de sept boutiques expropriées*;

L'Élection de Paris ;

Le Grenier à sel ;

La Chambre de la Marée ^.

Dans les locaux affectés à ces différentes juridictions, rien de particulier n'était à signaler.

1. En 1874 on a retrouvé, dans les ruines de la Salle des Pas Perdus, une inscription gravée sur marbre qui devait depuis le règne de Louis XIII marquer l'emplacement où la Connétablie tenait ses audiences: Co^nestablie Mareschaussée de France au siège General de la Table de Marbre du Palais. Elle était ornée des armes de France et de Navarre, des colliers des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit, et accostée à gauche et à droite de bâtons de maréchaux. Cette inscription est conservée dans le musée archéologique des (( cuisines de Saint-Louis ». Cf. F. de Guilhermy, Inscriptions de l'ancien diocèse de Paris, V, p. 21 5.

a. L'Amirauté et la maîtrisedes Eaux et Forêts siégeaient dans le bâtiment neuf situé au bout de la Grand' Salle, entre celle-ci et le préau de la Conciergerie (cf. Archives nationales, H 744). — En janvier 1698 un arrêt du Conseil d'État accorda aux officiers des eaux et forêts, la maîtrise étant transférée à Tours en raison de troubles politiques, deux cents écus pour leur permettre « d'approprier quelque lieu commode à l'exercice de leur juridiction » (Bibliothèque nationale, Glairambault vol. G54, p. 267).

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