‹ Le Palais de justice et la Sainte-Chapelle de ParisChapitre 71 sur 123 · Archives nationales, Z^f 687, f 42 v · texte numérisé non relu

Archives nationales, Z^f 687, f 42 v

5. Ce qui reste des archives de ces différentes juridictions a formé la série Z des Archives nationales, depuis 1847-

BiBUOGR. : Indépendamment des descriptions générales de Paris, anciennes et modernes (Du Breiil, Piganiol, Thiéry, etc.). il convient de citer : Sauvan et Soumit, Histoire et description pillorescjue du Palais de Justice (P., 1825, in-folio avec pi.), dont le texte est insignillant; - Documents relatifs aux travaux du Palais de Justice et à la reconstruction de la Préfecture de Police (i858, in-/, et atlas in-lblio) ; ~ BovTxmc, Pecherches archéolof^iques sur le Palais de Justice de Paris (P., 18G2, in-8 ; exlr. des Mémoires de la

F. Narjoux, Les monuments

élevés par ^■); — Ed. FouhNiER, Le Palais de Justice

Soc. des Antiquaires de Prance la ville de Paris, I (P., 18S0,

et le Pont-Neuf, dans le tome I d'HoFFBAUKR, Paris à travers les ucjes, 2» édition (P., 188 5, in-folio avec pi.); — Le Palais de Justice de Paris (P., i8()-i, in-l, avec fig.), surtout anecdolirpie ; — A. Deville, Rapport sur les travaux, les dépenses et le budget du Palais de Justice [au Conseil Général de la Seine I (P., 180/1, in-/, av. pi.). '

Sur certaines parties déterminées ou sur certains points particuliers de l'histoire du monument, on pourra consulter : F. Aubert, Histoire du Parlement de Paris de l'origine à François /er ^p^ ,gg/|^ ^ ^ol. in-8j ; -— G. DucoBDRAT, Les origines du Parlement de Paris et la justice an XIIP et au XI V^ siècles (P., 1902, in-8j; — A. de Boislisle, Chambre des Comptes de Paris; Pièces justificatives pour servir à t'hisloir» des premiers présidents (Nogent-le-Rolroit. 1873, m-8); — J. Gaudry, Histoire du barreau de Paris depuis son origine jusqu'à 1830 (P., 186/1, 2 vol. in-8); — R. Delache«al, Histoire des avocats au Parlement de Paris (P., i885, in-8); — Ad. Fabre, Étude historique sur les clercs de la Bazoche (P. i856, in-8); — Lkxski, L Hôtel de la Préfecture de Police (P., 18/lG, in-8 avec fig.) ; — G. Lenotre, Le tribunal révolutionnaire (P., 1910, in-8 avec pi.); — E. Pottet, Histoire de la Conciergerie, 5« édition (P., 1900, in-16); — Ad. Guillot, Paris qui souffre; les prisons de Paris et les prisonniers (P., 1890, in-8); — Réorganisation des prisons; Rapport de la Commission spéciale (P., 1876, in-/, avec pi.); A. Douarche, Les tribunaux civils de Paris pendant la Révolution (P., 1905-1907, 2 vol. in-8).

D'autres publications secondaires sont mentionnées en note, ainsi tjue les nombreux documents inédits utilisés pour la présente étude.

Jeton de la Cour des Comptes (Cab. des Médailles).

Notice Historique

Dès le règne de Louis VI, un chapelain royal avait été attaché au Palais, et un diplôme de l'an ii 54 assigna l'assiette des revenus destinés à assurer la perpétuité de ce bénéfice. Les vieux historiens parlent d'une chapelle de Notre-Dame-del'Étoile, qui y aurait existé avant le règne de Louis IX, mais on ne trouve aucun texte certain qui permette d'en préciser la situation.

Quoi qu'il en soit, l'acquisition des premières reliques provenant des lieux saints, que l'empereur Baudouin de Gonstantinople remit à Louis IX, convainquit le pieux roi de France de la nécessité d'élever un édifice particulier en leur honneur, et d'établir un collège de prêtres chargés de veiller spécialement à la conservation des reliques et de célébrer les offices. La première pensée prit corps au mois de janvier 1246, et c'est aussi à cette date qu'il faut rapporter le début de la construction de la Sainte-Chapelle.

L'enquête de la canonisation du roi nous informe qu'il dépensa pour la bâtir plus de 4oooo livres tournois, — somme

énorme pour l'époque, — indépendamment de ce que coûtèrent les maisons destinées aux clianoines ; et, dans un sermon prononcé avant 1807, il est dit formellement que looooo livres furent employées à la fabrication de la châsse et à l'achat de l'or et des pierreries cjui l'embellissaient'. On conçoit qu'il est difficile de dire aujourd'hui si ce chiffre est exagéré. Mais l'édifice excita l'admiration des contemporains et le poète Rutebeuf, parlant de la mort du roi Louis, ne put s'empêcher de mêler la Sainte-Chapelle à ses regrets^. On en peut juger aussi par ce qu'en pense Jean de Jandun^ :

u Elle se fait admirer par sa très forte structure et l'indestructible solidité des matériaux dont elle est formée. Les couleurs très choisies de ses peintures, les dorures précieuses de ses images, la pure transparence des vitraux qui brillent de tous côtés, les riches parements de ses autels, les vertus merveilleuses de ses sanctuaires, les ornements étrangers de ses châsses décorées de joyaux éclatants, donnent à cette maison de prière un tel degré de beauté, qu'en y entrant on se croit ravi au ciel, et que l'on s'imagine avec raison être introduit dans une des plus belles chambres du paradis. ))

La consécration solennelle de la Sainte-Chapelle eut lieu le 25 avril 1248, le dimanche de Quasimodo, en présence du légat du Saint-Siège, Eudes de Chàteauroux, et de treize prélats français ; la chapelle haute fut dédiée par le légat en l'honneur de la sainte Couronne et de la sainte Croix ; la chapelle basse, par l'archevêque de Bourges, sous le vocable de la Yierge. Comme il était d'usage, on accorda des indulgences

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