Elle est d'un demi-ton plus élevé qu© le ré
4. L'inscription qu'elle porte est ainsi libellée sur un cartouche : « L'an
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Toussaint ont reconstitué les sculptures de Germain Pilon, qui se trouvaient dans un état déplorable ; Yivet a été chargé de refaire les peintures et les dorures*, et Lepaute le mouvement de l'horloge. Les architectes Duc et Dommey ont terminé la restauration en 1862, et recouvert l'auvent de feuilles en cuivre estampées en forme d'écaillés, destinées à mieux garantir ces nouveaux travaux de décoration contre les intempéries. Une dernière restauration a été cependant reconnue nécessaire en 1909, mais dans de très minimes proportions. La hauteur totale de la tour est de 47 m. 3o ; l'épaisseur moyenne des murailles est de i mètre.
Cette construction massive et dépourvue d'ornementation est faite de pierres appareillées de moyenne grandeur, provenant des carrières du faubourg Saint-Marcel. Des corniches en larmier ou à moulures très simples interrompent horizontalement la monotonie des murs et marquent les cinq étages qui divisent la tour, y compris l'attique où se tenait autrefois le guetteur. La partie de la façade du quatrième étage, qui regarde le pont (au nord), est partagée par trois pilastres ou ressauts, et percée d'une seule baie, étroite et longue; les autres étages inférieurs ont deux ouvertures. Ces fenêtres rectangulaires, encadrées de doucines et traversées par un ou deux meneaux, ont été modifiées au moment de la restaura-
i848, le I" jour de mai, sous la République française, élant membres du Gouvernement provisoire les citoyens Dupont (de l'Eure), Lamartine, Armand Marrast, Ledru-RoUin, Arago, Garnier-Pagès, A. D. Crémieux, Albert, Marie, Flocon, Louis Blanc; secrétaire général Pagnerre, la tour de l'Horloge a été restaurée et cette cloche a été posée. — Duc et Dommey, architectes. » — Et sur l'autre face on lit : « Mairie de Paris : étant maire de Paris, membre du gouvernement provisoire, le citoyen Armand Marrast; adjoints, les citoyens Bûchez, Recurt, Adam. — Préfet de police, le citoyen Caussidière. » I. Au semé de fleurs de lys d'autrefois, on substitua alors des ornements en forme de palmettes, qui se détachent sur le fond d'azur,
tion de i8A4, car le système de défense du moyen âge préférait une série de baies irrégulières et non correspondantes.
Un escalier conduit aujourd'hui jusqu'au troisième étage, mais on ne trouve pas trace d'escaliers anciens. A partir du troisième étage, on monte par un étroit escalier en hélice, renfermé (à l'angle sud-ouest) dans une tourelle conique en pierre, avec encorbellement à moulures cylindriques en cul-de-lampe.
Les salles intérieures ne paraissent pas avoir été voûtées ; seule, la salle supérieure est couronnée de créneaux àmerlons quadrangulaires ; c'est une pièce très vaste, d'un diamètre égal à celui de la tour même, et couverte par deux berceaux de voûtes en arêtes, dont les nervures prismatiques et croisées retombent dans les angles sur des colonnes avec bases et chapiteaux dépourvus de sculptures et de moulures.
Aujourd'hui le rez-de-chaussée, sur la face orientale, est occupé par un corps de garde, où la lumière pénètre par le côté du boulevard. Il n'en était pas de même sous l'ancien régime : des boutiques et a ouvroirs » étaient adossés aux murailles de la tour, et occupés par des marchands; on avait dû en démolir quelques-unes au moment de la construction du cadran de l'horloge en i585, mais elles avaient été ensuite (i588) rétablies à la condition qu'elles ne feraient point saillie et que toutes cheminées en seraient exclues * ; il en disparut encore en 1646, après que l'on eut décidé l'élargissement de la rue de la Barillerie. Les baux étaient signés par les chanoines de la Sainte-Chapelle ou en leur nom. L'un des derniers locataires qui occupèrent la tour de l'Horloge fut l'ingénieur Chevalier, le célèbre -opticien, qui y avait son