LA NYMPHE UE VERSAILLES
Pour devenir héros fameux
Ën sagesse ainsi ([n'en courage,
Il sufïit qu'on approche d'eux.
Ijèb que ses tendres uiaius pourront porter les armes, Je lis dans ses beaux yeux sa future valeur;
Des ennemis je prévois les alarmes , Et des faits merveilleux pour un si jeune cœur ; Je vois tous les humains témoins de sa grandeur. Ah! qu*ils seraient sur[)ns par des exploits si rares ,
Si, dans ce règne renomme , Le luM'os des Français n'avait accoutumé Les nations, niénie les plus barbares,
A des prodiges dont jamais
N*ont approché les plus hauts faits.
LES I»ElfX KYMPHKS ENSEMBLE.
Nous demandions un prince , et le ciel noub l'envoie : Rendons grâces aux dieux D'un don si précieux ; Que l'univers prenne part à la joie Qu'on voit éclater en ces lieux.
Nous demandions un prince, et le ciel nous Peu voie: Rendons grâces aux dieux II' un don si précieux*
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PlitCi^S J USTlf iCA.1 1 V tS.
LA IlYUraK DK SAINT-CLOU».
Penuets qiio je te laisse et qu'ealiaje le voie. Cet «luguste présent des dieux.
Cette nymphe s'étant retirée, oii vit paraitic nu ^laïul nombre d'habitants de Saint-Cloiid et de Versiilles, suivis de peuples de diverses nations accourus pour voir le Prince.
LA NYllPBB J>£ VKRSAILLBS.
Vous y heureux, habitants de ces belles eampagoes,
Et TOUS , qui , pour le voir^ traversant les montagnes
Êtes venus de Tune et l'autre extrémité,
Que vos jeux et vos chants fassent ici paraître
Le comble de plaisir et de félicité
Qu*en recevant le jour partout il a fait naître.
Plusieurs étrangers et étrangères , avec différents habits,,, témoignèrent àTenvi^par leurs danses, la joie que leur inspirait la naissance de ce prince ; après quoi deux habitants, de Versailles chantèrent ces vers :
Terminons, chers amis, nos amoureux toiirivients; Ce temps-t i n'est pas fait pour les tendres amants^ Mais seulement pour célébrer la gloire Du maître de ces lieux chârman ts.
En buvant et chantant honorons sa mémoire; Réservons nos amours au retour du printemps ; Et dans on si bon temps Ne songeons plus qu'à boire.
Le chœur des habitants de Versailles ayuit répété ces deux derniers vers , quatre bergères dansèrent avec quatre lytu-
CUAPIÏAE 111.
i^iies; ces auLivs vers, chantés par d«ux habitâiits de Saint- - Cloud, suivirent leur danse :
Servons -nous de ces jours heureux Pour célébrer nos plus beaux jeux ,
Et que tout cède Au zèle généreux
Qui nous possède ; Servons-nous de ces jours heureux Pour célébrer nos plus beaux jeux.
i lie danse générale des différents peuples qui étaient sut le théâtre , iiuit ce prologue.
PIÈCES JUSTIFICATIVES
brUlante donnée à Satnt-Ctoudf le dimanche a4 ^piembre l'jB^, par S, A, S* 3fgr le due d'Orléans, premier prince du sang, à l'occasion de la convalescence de Mgr le Dmiphin.
SFECTACLKS
pour le peuple.
Comme cette féte avait pour objet un événement dont la
joie était commune à tous, S. A. S. voulut cjue le peuple eût principalement tous les amusements qu'il pouvait désirer.