‹ Le Palais de Saint-CloudChapitre 43 sur 56 · I. SpecUicle du peuple · texte numérisé non relu

I. SpecUicle du peuple

Aussi LL. AA. SS. vireni-ellesavec une satisfaction qu'elles témoignèrent souvent au dehors, ce peuple innombrable, d'autant plus disposé à la joie que la fètemèmehii rappelait ses alarmes passées, remplissant ces vastes jardins que la nature semble avoir tracés sur le plan de ces superbes amphithéâtres où Tancienne Rome donnait des j^ux à l'univers. Elles avaient bien le droit de penser avoir ramené l'âge d'or oà tout était égal , et- où les plaisirs étaient innocents et jiarfaits tout à la fois.

CHAPÏTllK m. 4t)7 11. Spectacle de la nobksse.

Maïs si le spectacle du peuple fut sensibltj ,i LL. AA. SS., celui de la noblesse devait encore ajouter à leur plaisir. En en>r , ue leur etait-il pas flatteur de rassembler tout ce (pie la cour a de plus brillant? Et n ctait-ce pas donner une féte i i'Oljnmpe après l'avoir donnée à la terre?

IlL Spectacle du bal^ Où se trouve une classe entre le peuple et la noblesse.

Enfin un spectacle encore plus digne de LI.. AA. 8S. fut ce concours de sujets choisis de la capitale, qui, sous le masque, purent goûter la joie réservée à la noblesse. Quel plaisir ne durent pas ressentir LL. AA. SS. d'entendre ces citoyens, qui peut-être n'avaient emprunté les dehors dti déguisement que pour mieux parler le langage de la vérité, réciter les louanges du prince pour qui la féte était donnée, et du prince et de la j)rineesse qui la donnaient!

Toute cette féte a été exécutée avee le plus grand succès, comme on l'a vu, par les sieurs Slodtz , dessinateurs du ca^ binet du roi, pour ce qui concerne la décoration du feu, les dessins des illuminations, et autres parties de détail; par les sieurs Buggieri, artificiers italiens, pour la partie de rarlifice, et par le sieur Guillaumont, tapissier delà ville, pour la (iécoralioii des deux grands baleons du eliàteau; le tout dirigé sous les ordres de M. Cienuout-Gallerande , premier geniilhoinnie de la chambre de S. A. 6. Mgr le duc d'Orléans, et de M. le chevalier de Pons, exerçant ta même charge à titre de survivance.

Ce qu'il y a de plus surprenant dans cette féte, c'est que, malgré TnllBuence des spectateurs , qui ne peut s*exprimei-, rien ue se soit passé contix; l'ordre, la tranquillité et niéine

Digrtizeij Ly <jOOgle

468 PIÈGES JUSTIVlCiLTIVES.

l'aisance de chaque particulier. Les précautions tjue l'on avait prises furent si justes et si h'u n observées , (pie l'abord et la sortie du château pour ceux (jui devaient entrer, et des jardins pour tout le peuple , furent toujours libres. Il n'arriva aucun accident, singularité peut-être unique dans une féte pareille : et c'est aussi ce qui mit le comble an désespoir de ceux qui n'avaient pas osé venir y participer, par la crainte de quelques fâcheux événements, toujours involontaires, mais assez commims dans de semblables circonstances.

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