‹ Le Palais de Saint-CloudChapitre 8 sur 56 · AUX EAUX DE SAINT-CLOUD · texte numérisé non relu

AUX EAUX DE SAINT-CLOUD

Déjà, pour vous chanter, mes sens et mes esprits ,

Vers la naïade ' qui domine Sur le sacré sommet d'une longue colline, Se trouvent tout d*un coup transportés et ravis.

West-ce pas de son sein superbe Que -sort a gros bouillons une litjnuie t^erbe D'où naissent des épis et d'entières moissons? Dans le même élément qui forme les glaçons, Au-dessous * et non loin une nymphe hautaine.

An travers de douze canaux, Avec murmure au ciel pousse et darde ses eaux : Tout frémit de son bruit dans la rive prochaine.

Une autre merveille nouvelle Fait voir dans un beau ni.u bre nn immense bassin ' Qui setnbie contenir la nier même en son sein, OÙ vogue une Vénus aussi lière que belle.

égale, soit par la distribution de 222 toises cubes d'eau, qui font le nombre de 5,894 muids d'eau qu elles dépensent par heure, passant par huit soupapes, dont quatre sont de douze pouces de diamètre, deux de dix, et deux autres de huit, soit par la diversité rare et brillante qu'elles produisent depuis leur commencement jusqu*à ces rochers qui les iluissent. » (Bibliothèque du Palais-Boy ai.)

< Gerbe au haut de la montagne.

« Gerbe auHlessus de la balustrade.

' Fontaine de Vénus.

l']S HÉSIDRNCES ROYALES.

Une conque est son char, et cv char est tiré Par d*orgueineux dauphins sur le flot azurc.

Quelle tempête % quel tonnerre Au temps le plus serein entends-je en ces i>enux lieux? Quel fracas redouble ! Est-ce donc que la terre,

Insultant df nouveau les cieux, Menaçant de uoyer les astres et les dieux, Aujourd'hui par ses eaux leur déclare la guerre? J*en tremble , j'en frémis : agréable frayeiu'.

Doux effet d*un art enchanteur Qui se donne une folle et charmante torture

Pour montrer qu'il peut sous ses lois , Quand il veut s'ég;iycr, asservii la nature; Faisant an liaut des airs voler tout à la fois . Des TtKtsscs d'eau, malgré leur propre poids.

Mais dans celte vertu si forte

Dont Tonde est amenée ici, Tandis qu'elle se perd enTardeurqui remporte»

L'œil qui la voit s'y perd aussi.

Si Ton en juge par la vue.

Est-ce en haut, est-ce en bas que si rapidement

Va sans cesse son mouvement?

Ou plutôt, immobile et fixe devenue,

M'est-elle point un dur métal.

Un transparent , mais solide cristal ?

Je le croirais, si ses gouttes légères Que frappe le soleil par des rayons contraire ,

Né se changeaient pas dans les pleurs Que 1 iris sur son sein verse en mille couleurs. Si de ces grands objets les trop vives lumières Fatiguent de nos yeux les débiles paupières,

t Grand jet d'eau.

Sur un objet plus simple il faut les soula^^cr ; Offrons-leur de ce bois la tranquille apparence

Oîi le sommeil et le silence

Prennent plaisir à se loger.

Qui pourrait tracer dignement

La plus imparÊdté peinture De cet amphithéâtre où Tart et la nature ,

Se v<(iii(j Liant mutuellement,

Sont vaincus agréablement , Et remportent la même gloire

Dans leur défaite et leur victoire?

Deux arcs vers le sommet environnés de lis » A l'aide d'un symbole et d'un mot redoutable, Rappelant aux sujets le jour si mémorable, Déclarent ce que peut la valeur de Louis. Tout le long au-dessous, en différents étages, Dans le marbre poli, dans le bron/c dore, Dans l'ordre le plus juste et le plus mesuré,

Les naïades, sous mille images, Commencent à jouer leurs divers personnages :

Fleuves et vents» centaures, demi-dieux.

Avec honneur prennent leurs places, Muffles, grenouilles, lynx, animaux odieux, Mais embellis, par l'or dont ils brillent aux yeux

Avec leurs hideuses grimaces ,

Font l'aspect le plus gracieux.

Lorsqu'au milieu de cette scène,

A force de contorsions

Et de feintes convulsions,

Les naïades, {)erdat>t haleine,

Se précipitent à grands flots .

La fontaine des petits bosquets.

l8o RÉSIDENCES ROTALKS.

Kt courent partnger leurs eaux

An lit tranquille de la Seine.

Conduites avec elle au vaste sein des mers , Elles vont) de leur roi célébrant la puissance ,

Répandre par tout l'univers Les beautés deSaînt-Cloud et sa magnificence

Un établissement formé à Saiiit-doud, en 1695^ Il attirail pas moins rattention publique ; c'était une manufacture de poterie blanche , compacte , franslncide; porcelaine tendre qui rivalisait avec les porcelaines de Chine. Lsl duchesse de Bourgogne la visitait souvent ^ et JHonsieur aimait à rencourager : c'est l'origine de la porcelaine de Sèvres *.

* Le lecteur nous saura gré de le dédommager de ces * vers, précieux sous le rapport de Texactitude, mais peu riches de poésie, par les beaux vers de Tabbé BelîUe, qui, dans son poëme des Jardins, ne pouvait oublier Sciint-Cloud et se» cascades. (V<nr au chapitre VII , ZHnémire historique et dt'scriptif. \

' « Martin Lister, dans son voyage en France, visita cette manufacture en i%8, et fait le plus grand éloge de ses produits. Un sieur Morin, son propriétaire, dit à M. Lister f|tt*il avait poursuivi pendant vingt-cinq ans la recherche de

la pâte , qu'il n'avait obtenue belle que depuis trois ans.

n Cette manufacture tlorissaiten 171^, sous la direction d'un nommé Chicoineau : Piganiol en vante les produits.

u En 1735, deux de ses ouvriers, les frères Dubois, le

LE PALAIS DE SAIHT-CLOOD. l8t

Frèl'e aimé du plus puissant roi de l'Europe , père d'une belle famille, maître d'une immense

quiltèrentet allèrent établir uuc maauiacLure de ^orcelaiue du même genre à Chantilly.

« En 1740» les frères Dubois quittèrent Chantilly et vinrent proposer à M.Orry de Fulvy, intendant des finances, Irèredu ministre des finances, et grand amateur de porce- 1 il i ne, le secret de la com position de la porcelaine de tSaiot- Cloiulj on leur donna un laboratoire à Vincennes. On fut obligé de lest envoyer; mais Gravand, un de leurs ouvriers, homme actif et intelligent, î<iii succéda, conduisit le& travaux avec succès, et en 1746 M. de Fidvy forma imc compagnie de huit actionnaires, sous la raison (qu'on appelait alors privilège) de Charles Adam* M. Boilean, qui fut depuis directeur de la manufacture de Sèvres, fut chargé de la comptabilité et de Tinspection des travaux de celle de Vincennes.

« En 175^, le privilège de Charles Adam fiit transféré à Éioy Brichard. Le roi Louis XV s'y étant intéressé pour un tiers, donna à cette manufacture, toujours à Vincennes, le titre de Mant^ctÊor rqx^^*

« £n 1756, elle fut transférée à Sèvres, dans un bâtiment que la compagnie avait fait construire exprès sur remplacement de la maison Lully, dont une dépendance existe encore et sert de châtean iVvnu.

« En 1760, le roi remboursa ia compagnie, prit la manu facture à son compte, lui assigna un fonds annuel de 96,000 francs , et nomma M. Boileau directeur-régisseur.

« En 1765, le kaolin fut découvert à Saînt-Yriex, près limoges, et en 1770 la porcelaine dure fut fabriquée en grand, et concurremment avec la porcelaine tendre, jusque

l8l RÉSIDENCES ROYALES.

fortune dont il faisait le plus noble usage ; couronné par la victoire sur un champ de bataille , tout semblait sourire à Philippe, duc d'Orléans; mais cette brillante et somptueuse existence ne donne pas toujours le bonheur; et ce prince , au milieu iiieiiie de Téc lat des fêtes et des plaisirs, avait des accès de mélaucolie et de tristesse* Un jour qu*îl était absorbe dans une de ces rêveries, « Mu/uieur p3iidii bien triste, lui dit le chevalier de «c Lorraine. — Oui, répondit le prince , je regarde « ces beaux salons, ces beaux jardins , et je songe u (jue je dois bieiitùl les quitter. » Quelquefois il restait, après tout le monde, dans la chapelle, plongé dans de longues extases. Enfin , il va faire une visite au roi, à Marly *. « Vous êtes bien « rêveur, lui dit madame de Maintenon ; ave7--vous « quelque chagrin? — Oui , le jubilé m'a fait faire <c de sérieuses réflexions.» On se mit à tal)le : Monsieur est pris d'un saignement de uez. Le roi appela Fagon, son médecin , qui, avec sa brusque

vers i8oa, que cessa tout à fait la fabrication de cette dernière. »

« Sèvres, aoAt 184a. »»

Nous devons cette note iDstruclive à l'olaligeance de M.BFongniart, directeur de la manufacture royale de- por> celaine^ à Sèvres.

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fitiiichise, dit à Monsieur : « Voire Altesse est a meuacée d apoplexie ; elle ne peut être saigaée X trop promptement. » Le piince dédaigna cet avis, a Eh bien, lui dît le roi, vous verrez ce que « vous coûtera votre opiniâtreté : on nous éveil- «( lera une de ces nuits pour nous annoncer que

« vous êtes mort » Cette prédiction allait s*ac-

complir!

âfonsieur retourna à Saint-Cloud, et au lieu de se faire saigner, il soupa, et soupa gaiement. Sur la fin du repas , il fut frappé d'apoplexie , et tous les soins pour le rappeler à la vie furent inu<* tiles. Le roi réveiUé, jcomme il l'avait pi essenti, par celle douloureuse nouvelle, parti! de Marly à deux heures du matin, accompagné de la duchesse de Bourgogne , et se rendit en toute hâte à Saint- Cloud. « Cest fini, » lui ditFagon, et le roi repartit pour Marly.

Le cœur de Monsieur fut porté en grande poulpe au Val de Grâce; son corps à Saint- Denis. Ses entrailles furent inhumées dans l'église de Saint-CIoud , à côté de celles de sa première femme, Henriette d'Angleterre K Nous

' MoET OB Monsieur, frèae du roi. — C^RiMOifi£S.

» A peioe fut-it expiré, que les feuillanis ayaot reçu Tordre de M. Desgraoges, maître des cérémoDiesy se rendirent à Saiot-Cloud pour deitteurer auprès du corps, comme

l84 RJÉSIOENCËS ROYALES.

avons déjà tiacc le portrait et laconlé la vie de ce prince dans l'Histoire du Palai»-Hoyal ' ;

ils le font toujours dans ces sortes d'événements, par un droit attaché particulièrement à leur congrégation , d*où Ton prend un nombre de religieux pour psalmodier jour et nuit avec le clergé séculier, sitôt qu'ils sont avertis de la mort de quelque prince ou princesse de la maison royale, et ils n'interrompent point cette fonction jusqu'à ce qu'on lève le corps pour le transportt r a Saint-Denis. Ces religieux firent sonner, dès iesoirdu même jour, toutes les cloches de leur monastère, sans attendre d'autre ordre que le mouvemeut de leur reconnaissance pour un prince qui les avait toujours honorés des marques de son afîection .

« Le corps de Son Altesse Royale fut vu à visage découvert, depuis le moment de sa mort jusqu'au soir dulendemain. Le corps de ce prince fut ensuite ouvert, et on découvrit quantité de sang caillé dans le ventricule gauche du cerveau, ce ijui avait été la cause de sa mort.

'( Son corps tut ensuite mis dans un cercueil et placé dans une chapelle ardente; deux hérauts étaient au pied du cer** cueil pour présenter l'eau bénite; îl y avait de chaque côté quatre ou cinq bancs couverts de deuil , occupés par les olïicters de feu Monsieur, Ils étaient de temps en temps relevés par d'autres, du même prince. II y avait aussi deux chapelles dans la même chambre, où l'on disait continuellement des messes, ce qui fut continué pendant tout le temps que le corps de Son Altesse Royale demeura à Saint-Cloud.

« Le matin du dixième jour, M. le duc de Chartres alla voir le roi à Mariy; ce prince embrassa la cuisse du roi» et

* Tome II des Résidences royales»

LE PàLAiS J)E SAIKT-CLOUD.

nous avons dit sa tendresse pour sa mère ; sbja dévouement respectueux pour le roi y son frère ;

Sa Majesté Tajanl relevé, l'embrassa trois fois en fondant en larmes. M. le duc de Chartres lui présenta un papier que le roi lui rendit après Tavoir lu.

« Le onzième, madame la clucliesse de Bourgogne alla voir Madame; le roi y vint ensuite, et Sa Majesté fit ouvrir le testament de Monsieur.

« Le treize du même mois, sur les onze heures du matin , le duc de Bourgogne, Mgr le duc de Berri et Mgr le duc d'Orléans^ dans difîérents carrosses, se rendirent au château de Saint-Cloud , où Mgr le Dauphin se rendit en même temps de Mendon. Ce prince fut reçu à la descente du carrosse par M. le Juc d'Orléans, accompagné de tous les principaux oHiciers de feu Son Altesse Royale. Ces princes entrèrent tous dans Tapparteiuent de M. le duc d*Orléans, qui était tendu de deuil , et se mirent en ordre pour aller jeter de Teau bénite à feu Monsieur,

« M. le duc d'Orléans se trouva alors si peu en état d'acbe^ ▼er cette cérémonie, qu'il fut obligé de retourner chez lui, et Mgr le dauphin l'en pressa Ce prince fondait en larmes: ce qui aUentli it tons les assi^t aits.

« Monseigneur se mit à genoux sur un prie-Dieu qui lui avait été préparé, et messeigneurs les princes derrière luij et après avoir fait quelques prières, il se leva pour aller jeter de Teau bénite.

« M. Tabbé de Grancei , premier aumônier de feu Moif sieur, lui présenta Taspersoir, et ensuite à messeigneurs les ducs de Bourgogne et de Ben i, puis k M. le duc et à M. le prince de (]onti , à M. le duc du Maine, à M. le comte de Toulouse et à iVl. le duc de Vendôme; après quoi les iéuil-

ibG RÉSIDJiiVCJiS llOYALtS.

sa générosité j sa bieafaisance , sa piété ^ sa magnificence. Si quelques faiblesses ont terni en lui les

lants qui gardaient le corps, chantèreut tin De pro/undis, ))endant lequel les dncs f\m étaient présents allèrent jeter

l'eau bfnit<' , l'aspersoir leur avant été prcsetifi' par l'un des hérauts d'armes. M. Tabbé de Grancci sl iiuiiva mal en disant l'oraison, et eut peine à la liiiir. Monseigneur alla ensuite à MeudoD , et les princes à Versailles.

« Le x4 , sur le soir, le cœur de Monsieur fut transporté du château de Saint-Cloud au Val de OrAce; tous les ofliciers de feu Sou Altesse Royale, de quartier, étaient en longs manteaux sur des chevaux caparaçonnés de deuil; les pages à cheval portaient dos flambeaux ; plusieurs carroiisc.s drapés, dont les chevaux étaient tapât aronnés de deuil, précédaient et suivaient celui où était le cœur. Ce carrosse était à huit chevaux, avec des housses croisées de moire d'argent; il était environné de grand nombre de valets de pied et de pages portant des flambeaux.

« M. l'abbé deGrancei, premier aumônier de feu Monsieur, était dans le fond, et tenait le cœur de ce prince. M. le duc de Bourbon, nommé par le roi pour la conduite du cœur, était à côte de cet abbé; M. le duc de la Treruouille, prociuparent de Madame, clait aussi de cette cérémonie; les gardes du corps de Monsieur, avec des crêpes à leurs chapeaux et des écharpes de crêpe, suivaient à cheval, portant chacun un flambeau. Cest dans cet ordre que le convoi du cœur de Monsieur partit de Saint-Cloud pour aller au Val de Grâce; il fut présenté, à la porte de Tabbaye, par le même abbé île Grancei , à la Supérieure, qui répondit à son compliment par uu dis( nuj rpii ne fut pas n)onis loudi.iÉil ([ue celui <le <'et abbé. On passa ensuite daus le cliu'ur de ces religieuses ,

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bonnes qualités de l'homme , le laurier de Cassel asstire au prince une honorable place dans les annales de la gloii t? I rançaise.

Philippe, duc d'Oriéans ' , fils de Monsieur^ avait S17 ans lorsqu*il succéda à son père. Aimable, brave et spiriluel, époux d'une i'emiue chai niaule, maître d'un brillant apanage , et le front ceint des palmes de Nerwinde et de Lérida , ce prince était appelé à soutenir l'éclat du Palais-Royal et du palais de Saint<-Cloud ; mais il ne voulut donner de fêtes dans cette résidence que deux ans après la mort de Monsieur. Parmi les descri]>lions uniformes de ces divertissements, on cite dans les relations contemporaines un dîner sur Fherbe présidé par la duchesse Je Bourgogne, un concert monstre donné dans le grand salon de Mars et une messe en muâque dans la chapelle du château , a où tout le peuple admira la piété du pnnct* « et des seigneurs de sa cour, * D'autres soins appelèrent la sollicitude du régent:

qui élait tendu de drap Doir, avec deux les garais d'écussons aux armes de feu Monsieur. Le Ottur fur mis en dépôt sous un dais , et remis à la Supérieure par i'abbé de Grancei. » (Relation du temps.)

I Voir, dans VBisiobi! du PaUus-Rojrai, la vie et le portrait de ce prince , si reniar(|uable et si calomnîf^.

" En i84i,S. M. Louis-Philippe a donné un giutiti concert à 6aint-Cloud , dans ie même salon.

l88 BÉSID£NC£S ROYALES.

Louis XIV érait mort; il fallail luUer contre ia brigue opiniâtre de madame de Maintenon , soutenue par les conseillers de la révocation de Tédit de Nantes ; il fallait faire casser un testament hon<> teuxj surpris à la faiblesse du grand roi mourant , abattre le duc du xMaine et balayer tous les en^ barras que semaient sur ses pas les princes légitimés et la coterie de la vieille cour . . . Philippe d'Orléans , par sa présence d'esprit , son courage et son éloquence , sut se rendre maître de la position ; ses droits furent reconnus par le parlement et le Palais- iloyal devint le siège du gouvernement.

Cependant le palais de Saint-Cloud n'était point

délaissé ; le régent y fît bâtir YEnnitage , an bout du Mail; et la réputatioTi de ce beau lieu donnait à tous les voyageurs illustres le désir de le connaître et de le visiter.

Âaisi, le 2^ mai 17 17, le czar Pierre fut i*eçu dans ce palais avec l'élégance sévère qui convenait à ses goûts ^ ; le régent y déploya , en 1721,

' Voir la Conspiration de Cellamare ^ et notamment la séance du parlement de Paris et Pentretien du comte de Toulouse avec le régent , à Saint-Cloud, tomeI^% page io5.

> Voir cette description dans le Mercure de France de 1717. Le czar fit une visite, à madame Charlotte de Bavière et s'entretint deux heures avec elle en allemand ; il dit en sortiint « que Madame était extièiiiciiitiit curieuse, qu'elle

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