‹ Le palais de Saint-CloudChapitre 35 sur 91 · UNE AUDIENCE · texte numérisé non relu

UNE AUDIENCE

Un ancien maître des requêtes de Frédéric 11, le Prussien Reichardt, a noté aussi ses impressions sur Saint-Cloud (2). Il a été conduit le 10 décembre 1802 par le marquis de Luccliesini, envoyé de Prusse, à l'audience des ambassadeurs tenue par Mme Bonaparte, li est aussitôt frappé par le luxe des grands appartements et remarque dans le vestibule un tableau de David, dans le salon de Mars, la Mort de Besaix. Quelques réflexions faites par lui sur le glorieux lieutenant de Bonaparte trouvent peu d'écho : « Dans ce temple, ajoute-

(1) On lui prétait ce mot adressé à rarchitecte de Saint-Cloud qui lui demandait ses ordres : « Faites autant de chambres que vous voudrez, mais n'en faites qu'une pour M»"^ Bonaparte et pour moi. » Impressions de Voyages de John Carr, pub. par M. A. Babeau, Pion. 1899.

(2) Ses lettres ont été récemment traduites par M. A. Laquiante, sous le titre : Un Hiver à Paris soiis le Consulat, 180:2-1803, Pion, 1890. ,

t-il, il n'y a qu'un dieu ». Ceci, en coutume de cour, parait vraisernblable, mais ne doit pas être vrai ; la jalousie rétrospective qu'on a attribuée à Bonaparte ne se manifesta guère que par des témoignages éclatants d'admiration, elles « mânes » de Desaix n'avaient pas àréclamer au Premier Consul une partdans le gain de la bataille de Marengo, car cette part ne leur était pas refusée.

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