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LES AMBASSADEURS DU MAROC A SAINT-CLOUD, JUILLET

1) après un dessin de Cli. Jloulin (.Monde illustré).

militaire, recevait ses hôtes et les conduisait au château. Un service d'honneur composé du colonel Castelnau, aide de camp de l'empereur, du duc de Tarente, chambellan et du lieutenant de vaisseau Hamelin était attaché à leurs personnes.

(l) En juillet, 18G0. réception solennelle à Saint-Cloud des ambassadeurs du Maroc.

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Ces princes, petit-fils de Bernadotte et fils d'Oscar I" (1) étaient par leur mère (Joséphine de Beauharnais, fille du prince Eugène) neveux à la mode de Bretagne de Napoléon III. La reine Joséphine de Suède avait été l'une des marraines du prince impérial (l'autre était la reine Sophie de Hollande), et le prince Oscar, aujourd'hui encore roi de Suède et de Norvège avait assisté au baptême ; c'était donc en amis et en parents aimés que Napoléon III traitait ses hôtes.

l'aRRIVÉIÎ niî CHARLES XV, ROI DE SUEDE A SAINT-CLOUD, LE 6 AOUT 1861. D'après un croquis de Ch. Yriarle (Monde illustré).

Les trois jours passés à Saint-Cloud furent bien employés : le 7, visite à la princesse Mathilde, à Saint-Gratien, et soirée à l'Opéra; le 8, fête intime à Villeneuve-l'Étang ; dîner en plein air où assistaient la princesse Mathilde, le prince et la princesse Murât, les ministres et leurs femmes et quelques dignitaires de la cour ; le soir le Prince impérial vint de Saint-Cloud assister au feu d'artifice préparé dans des barques sur la pièce d'eau du parc.

L'Empereur affectionnait le petit château et le parc de Villeneuve-l'Etang où.

(1) Ce prénom d'Oscar avait été donné au fils de Bernadotte, par Napoléon, son parrain, en souvenir d'un des héros d'Ossian.

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nous l'avons yu, il avait passé sa lune de miel et où plusieurs fêtes intimes s'étaient données. Le 9 août, les princes visitaient Versailles et les Trianons; dans la journée, le Hoi recevait le corps diplomatique aux Tuileries et à cinq heures assistait à la revue de la Garde impériale sur le Champ de Mars. Dans la soirée, Scribe et Molière faisaient aux princes les honneurs du Théâtre-Français. Après une journée passée au camp de Châlons, le Uoi et son frère prenaient congé de l'Empereur à Saint-Cloud et s'embarquaient à Cherbourg pour l'Angleterre.

Le Ki août 1804, l'Empereur se rendait à la halte du parc pour recevoir le roi Don François d'Assise, époux de la reine Isabelle. Le voyage était projeté depuis longtemps, et Napoléon III avait voulu faire revivre pour un jour, en l'honneur de. ce descendant de Louis XIV, les splendeurs de Versailles.

Le soir de son arrivée au palais de Saint-Cloud, le Hoi trouvait l'Impératrice environnée de son service d'honneur au bas de l'escalier monumental. Les Cent-gardes rangés de marche en marche produisaient imposant effet. Sur une toilette de bal en satin l)lanc, la souveraine étincelante de beauté, était coiffée d'un diadème d'émeraudes et de diamants et portait le manteau de cour en dentelle d'Alençon attaché aux épaules, tandis que les autres dames le portaient attaché à la taille; le duc de Tascher de la Pagerie, premier chambellan, élevé à la cour de Bavière et très respectueux des traditions de l'étiquette, soutenait légèrement une des extrémités de la longue traîne.

Aux côtés de l'Impératrice, le Prince impérial dans son costume de cérémonie, en velours noir avec bas rouges, portait en sautoir le cordon de la Légion d'honneur et au cou le collier de la Toison d'Or que la reine Isabelle lui avait donné à sa naissance. Les présentations eurent lieu dans la galerie d'Apollon dont les portraits de princes et de héros semblaient être descendus de leurs cadres pour cette réception à chamarrures d'or et à étincelants uniformes.

Nous ne suivrons pas le roi d'Espagne au grand gala de l'Opéra, ni à la revue des régiments de la Garde passée au Champ-de-Mars, ni à la fête magnifique donnée à Versailles: visite au Trianon, aux bosquets du parc. Après diner, représentation du ballet de Psyché avec chœurs... A l'époque, on parla beaucoup de cette journée passée dans les domaines du Grand Roi ; comme pour la reine d'Angleterre, la ville de Versailles était sortie un instant de son imposante léthargie.

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