CHAPITRE X Y
« ont cependant ici un bain séparé (i), mais « néanmoins contigu à celui - ci (2) , afin de « pouvoir être chauffé par les mêmes four- « neaux. L’endroit où ces derniers sont placés « se nomme hypocaustum (3). C’est une pièce « assez grande , située près du réservoir entre « le bain des hommes et celui des femmes. » Chrysippe nous y conduisit pour nous en faire examiner la disposition.
« Cette espèce de four (4), surmonté de « plusieurs cuves en bronze, sert, nous dit-il, ce à donner à l’eau le degré de chaleur né- « cessaire. La première cuve , qui est la plus « éloignée du fourneau , reçoit l’eau froide « du réservoir général, et la transmet, soit au « bain froid , soit aux bains chauds , pour
donna que les deux sexes seraient séparés. [Spart. Had. cap. XIX). Dans les premiers temps il en était ainsi. ( Varro . de lin g. latin. VIII.) Et l’on peut regarder la communauté de bains pour les deux sexes comme une suite de la corruption des moeurs, et non comme un reste d’innocence primitive.
(1) Vitruv., lib. V, cap. io.
(2) Ibid.
(3) Ibid. , et la peinture des bains de Titus.
(4) Voyez les bains de la maison de campagne. Ru in. de Pornp. , t. II.
âO/i LE PALAIS DE SCAURUS.
« modérer à la volonté des baigneurs le degré « de chaleur du bain. La seconde, qui ne reçoit « qu’une partie de la chaleur du fourneau , « donne l’eau tiède au tepidarium. La troi- « sième , placée immédiatement sur le feu , « fournit le caldarium (i). De ce côté, cette « cheminée basse (2) , où l’on fait un si grand « feu , sert à chauffer le caldarium qui lui « est contigu . La vapeur brûlante , conduite « par des tuyaux cachés , circule dans un este pace vide, ménagé sous le pavé, ainsi que « tout autour de la pièce (3), et s’engouffre <c ensuite dans le laconicum. C’est de cette « manière que l’on parvient à élever la tem- « pérature à ce degré qui vous a paru si « insupportable. Mais, comme il ne fait pas ici « beaucoup plus frais que dans le caldarium , « continua-t-il , nous ferons bien de nous pro- « mener ailleurs. Allons visiter les bains d’hi- « ver de Scaurus et de Lollia : ils sont divisés
(1) Vitruv. , lib. Y, cap. io , et la Peinture des bains de Titus.
(2) Ru in. de Pomp. , t. II.
(3) Vitruv. , lib. V, cap . io. ; Ruin. de Pomp. , t. II ; Peint . des bains de Titus.