‹ Le palais de Scaurus; (volume 2)Chapitre 67 sur 120 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

« avec Varron , ÀElius Stilo , Atticus ; ces « voûtes, qui plus d une fois ont entendu les « conversations animées de Cicéron et d’Hor- « tensius , retentissent aujourd’hui des discours « séditieux de ces hommes pervers , pour qui « les temps de dissensions et de troubles sont « des jours de triomphe, et qui fuient la paix « parce quelle demande des vertus ( i ). Le « nombre de ces désespérés est tel, qu’on ne « peut douter de quelque grand bouleverse-1 2 3 4 « ment ; ils précipitent la république vers une « révolution prochaine (2). Mais éloignons- « nous de ce groupe de factieux insensés ; « approchons plutôt de cet hémicycle où le « vieux Scévola, assis au milieu de ses amis (3), « s’entretient avec eux , selon sa coutume i a ou de quelque point de morale , ou des « hommes illustres de son temps. » Nous avançâmes vers ce vénérable vieillard; il parlait de Lélius et de Scipion (4). Bientôt il se mit

(1) Tacit. , Hist . , lib. IV, cap. 1.

(2) Sallust. , Cat lib. IV.

(3) Cicer. , de Arnicit. , cap. 1 , 2.

(4) Ibid.

à traiter des devoirs du citoyen , et c’était* principalement aux jeunes gens qu’il adressait* la parole : j’ai retenu quelques fragments de ses discours.

« A l’ombre des vertus , la jeunesse croît « pour la gloire. — La seule chance heureuse « que le vice puisse lui offrir , c’est une mort

« prématurée . * . . .

« Ni les provinces conquises , ni l’Italie , ni le « Latium , ni même l’enceinte de Rome , ne « constituent la république Romaine; elle est « toute dans les institutions que nous ont « transmises nos pères. Quand Brennus carnet pait sur les cendres de Rome, Rome n’en « existait pas moins au sein du Capitole , dépo-

« sitaire de ses saintes lois .

« Craignons d’oublier nos devoirs, en nous

« occupant toujours de nos droits .

« Le premier des devoirs du citoyen , est de « révérer les institutions de son pays ; le prête mier de ses droits , de les défendre .

« Les jeunes citoyens croient que l'efferves- « cence de leurs sentiments est sanctifiée par

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