CHAPITRE II
« putation pour courir après la fortune (1).
« Hermodore , au contraire , rappelle ces ar- « tistes des anciens temps qu’on ne saurait « trop proposer pour modèle à la jeunesse.
« Modeste , probe , désintéressé , passionné « pour son art , il vit dans la retraite au « sein de l’étude, entouré d’une génération « de jeunes talents pleins d’admiration , de « respect et de tendresse pour leur maître.
« Théagène, son ami, partage tous ses tra- « vaux; c’est à leurs soins réunis qu’ Athènes « doit les nouveaux monuments qui l’embel- « lissent chaque jour; et je ne sais ce qui les « honore davantage, de leur rare mérite ou « de cette amitié fraternelle que , ni l’intérêt , « ni l’amour-propre, n’ont pu altérer un in- « stant dans le cours de toute leur vie. Voilà « les exemples que doivent suivre ceux qui « se livrent aux arts ; les talents ne sauraient « procurer une vraie gloire, s’ils ne sont ac- « compagnés de sentiments nobles et géné- « reux.
( 1 ) Vitruv. lib. VI, prœfat.
38 LE PALAIS J> fc S C. AL R U S.
« Mais, quittons la voie sacrée; tournons « ici à droite : cette rue, entre le Palatin et le « mont Cœlius , nous conduit directement « chez Scaurus... Voici le clivus, ou chemin « en pente, qui mène à son palais (i); et « déjà vous apercevez les dehors de cette a maison pleine de magnificence, dont les « embellissements sont la première cause de . • « ma réputation et de ma fortune. »
(i) Clives Scauri. Voyez Noi.1.1, Pianta Ant. di Rorna ; Guattaki, Rom. ant. tom. II, cap. 6; Nardihi, lib. III, cap. 6.