‹ Le Palais de ScaurusChapitre 14 sur 131 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

« de clouer à la fenêtre voisine une chaut ve- « souris vivante, la tète en bas, après l’avoir « promenée trois fois au tour du palais Ç x). « Aussi, malgré ses richesses égales à celles « des rois de l’Asie, il n’est pas plus estimé « de ses contemporains qu’il ne sera cor» ou « de l’avenir. Ah!- combien plus fortuné me « semble l’homme qui s’est créé par ses tr-a- « vaux une grande et solide réputation, et « qui , sûr des suffrages de la postérité, goûte « par avance toute la gloire qu’elle lui des- «' tine (a). » En discourant ainsi, nous achevâmes le tour de X Area. Chrysippe nous fit remarquer un cadran solaire d’une forme particulière; il était placé sur un piédestal peu élevé, dont les quatre faces offraient un calendrier complet avec les jours du mois, les fêtes que l’on observe et les signes 'du zodiaque (3). Sur le socle du cadran on a in-

• (i) Plin. lib. XXIX, cap. 4.

(a) Pl?n. Jui». lib. IX, ej/ist. 3.

(3) Ruines de Pompéi , tom. II, p. a 9

diqué la direction des huit vents (i) principaux, et même on les a figurés sous la forme de jeunes enfants (a). Chrysippe allait nous expliquer chacune de ces choses qui, disaitil , ont été inventées dans sa patrie (3), lorsqu’un murmure général nous annonça que la porte du palais venait de s’ouvrir.

(1) Vitruve ne nomme que huit vents; et, après cette énumération, il dit : « Ainsi je crois avoir indiqué suffi- « samment le nombre , le nota et la direction des vents. » (Vitruv. lib. I, cap. 6).

(a) Mus. Vatic.

(3 ) Plin. lib. II, cap. 76, et lib. VII, cap. 60.

i|ue one* mate la porte était gardée par une femme. (Joan. cap. XVIII, 16, 17).

A PuMPKI

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