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« que celle de ma petite cuisine, où vous « accourûtes hier pour éteindre le feu què « mon cuisinier maladroit avait mis à la che- « minée en voulant rôtir des grives (i); vous « vîtes comme la flamme , en se développant , « menaçait déjà le toit (a) : aussi a-t-on soin « d’éviter ordinairement les plafonds de bois « dans ces pièces , de peur d’incendie (3).
« Celle de Scaurus est voûtée ; ses dimensions « sont d’une grandeur démesurée, elle a i48 « pieds de longueur (4) ; et cela ne vous éton
(i) Horat. satyr. 5, lib. I.
(a) Ibid.
(3) Coi.tjmee. de Re rust. lib. I , cap. 6.
(4) Voici une inscription antique recueillie à Palestrine par M. Akerblad, dont les recherches en ce genre sont célèbres à juste titre. Cette inscription fait mention d’une cuisine de semblable grandeur :
M. SAVFEIVS. M. F. RVTILIVS C. SAVFEIVS. C. F. FLACVS CVIINAM. F. D. S. S. C. EISDEM
Q. LOCVM. EMERVNT. DE !.. TONDEIO. E. F. PVBLTCVM
f.st. longv. p.' cxaviiis \
EATVM. AF. MVRO. AD.
E. TONDF.I. VORSV. P. XVI.
la
« nera pas en songeant quels festins il donne, « et combien il a d’hôtes, d’affranchis, d’es- « claves à nourrir. Pour moi , dont le léger « souper ( 1 ) est apprêté et servi par trois « esclaves sur une pierre blanche, en vais- « selle de Campanie (a), je n’ai pas besoin « d’une aussi grande cuisine. Cependant si « nos repas , mes chers hôtes , ne sont point « splendides, du moins, grâce à vos aimables « entretiens, ce sont de bons repas, selon « la distinction que Lélius faisait entre les « uns et les autres , car il n’appelait bons que « les repas agréables et instructifs (3). Ici la « cheminée (4) est , comme chez moi , élevée « à hauteur d’appui (5), mais vaste , et con- « struite de manière à donner un dégage-
(1) Voyez la description que Martial fait de son souper, lib. V, epigr. 78.
(a) Horat. Satjrr. 6, lib. I.
( 3 ) Cicbr. de Finib. lib. II , a 4 , a 5 .
(4) Caminus et fornax sont synonymes, selon Isidore ( Origin. lib. XIX , cap. 60).
( 5 ) Ruines de Pompéi. Voyez la cheminée du temple d’Isis, t. III.