CHAPITRE XVIII
comme l'autre, son école, c'est-à-dire des gradins dans son pourtour (tj; mais ceux-ci ne sont point destinés uniquement aux simples spectateurs , ils servent aussi aux personnes qui se baignent, soit pour s'essuyer lorsqu'elles se contentent du bain tiède, soit pour se reposer dans une atmosphère tempérée, lorsqu'elles sortent de l'étuve, qui est voisine de cette pièce. Nous entrâmes avec Chrysippe dans une des baignoires ; et après y être restés quelques instants, il nous fit passer dans une autre salle, appelée caldarinm '2) ou sachitoriam (3). Elle est de forme circulaire (4 , entourée de trois gradins, et percée tout alentour de niches étroites avec un siège 5\ J'allai prendre ma place sur un
(i) Voyoz la peinture ciu'e prccédemmont.
(2) Vrrnuv., lil>. VI, cap. 10.
(3) Ibul.
[[{) Il y a un siulatoriuni circulaire à Pompei [Ruinc<: (le Ponip<H , t. II .
(5) Voyez la peinture précitée et les Ruines de Pompé t, I. II.
de ces sièges ; il était brûlant , ainsi que les murs ; une vapeur étouffante s'élevait du réservoir d'eau chaude situé au milieu de la salle; elle montait en nuages épais vers la voûte, qui au lieu d'être hémisphérique, avait la forme d'un cône allongé (i); elle s'y engouffrait avec violence, et s'échappait par une ouverture étroite ménagée au sommet du cône (2). J'étais pres([ue suffoqué, une sueur abondante ruisselait de mes membres affaiblis. Chrysippe m'engagea à descendre au gradin inférieur, où il prétendait que la chaleur devait être moins sensible; mais je n'v trouvai pas grande différence , d'autant plus que le côté de la salle contigu à moi était en partie occupé par un vaste poêle , auquel on donne le nom de Idcuuicum 'V ;
(ij Ruines (le Ponipci, t. II.
(2) Ibid.
3) On confond ortlinairement le laconicum et lo sii- (latorium; il est facile cependant de reconnaître en lisant avec attention la lin du eh, ip. lo du V^ livre de Vititive que le Laconicuui n'était (piiine espèce de poêle cjui ser- \ait à tlever plus ou moins la température du sudcito-