‹ Le palais de Scaurus; ou, Description d'une maison romaine. Fragment d'un voyage de Mérovir à Rome, vers la fin de la républiqueChapitre 117 sur 145 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

ongles. De jeunes esclaves (i) sortirent ensuite de \ elœotesiiim (2), cabinet où sont déposés les parfums ; ils portaient de petits vases d'albâtre (3) pleins d'iuiiles parfumées (4), dont ils nous oignirent légèrement le corps et jusqu'à la plante des pieds (5 ; enfin nous entrâmes dans \ apodyptere^ où nous reprîmes nos habits. Pendant ce temps, Chrysippe nous donnait les détails suivants : « Ces l)ains sont destinés aux hommes « seulement : quoique T usage permette aux « deux sexes de se baigner ensemble 6), les

(i) Pueri unguentarii[ViGyov,., de Sen>., f\0 ),

(2) ViTRDV., lib. V, cap. 11. On l'appelle aussi unctoriuni.

(3) Plin., lib. XIII, cap. 2.

(4) L'huile était la base de tous les parluins \^lbid., cap. i).

(5) Ibul., cap. \.

(6) Aui . Geli,., lib. X, cap. 3. Ce lut Hadi'i«'n qui ordonna (jue les deux sexes seraient séparés (Spart., Uud., cap, XLV). Dans les premiers temps il en était ainsi (Varro, de Lïjig. /«^, VIII), et l'on peut regarder la communauté des bains pour les deux sexes comme une suite de la corruption des mœurs, et non comme un rest« d'innocence primitive.

« femmes ont ici des bains séparés (i); on « aurait pu les faire contigus à ceux-ci, afin a de pouvoir les chauffer avec les mêmes M fourneaux (2). Mais Scaurus ne tient pas à « ces petites économies, et Lollia a des bains « particuliers dans son appartement. L'endroit « où les fourneaux sont placés se nomme a hjpocaiistum (3). C'est une pièce assez « grande, située près du réservoir. » Chrysippe nous y conduisit, pour nous en faire examiner la disposition.

«f Cette espèce de four (4) , surmonté de « plusieurs cuves en bronze, sert, nous dit- « il, à donner à l'eau le degré de chaleur né- « cessaire. La première cuve, qui est la plus u éloignée du fourneau, reçoit l'eau froide du « réservoir général, et la transmet soit aux « bains froids, soit aux bains chauds, pour

( 1) ViTuuv., lib. V, cap. 10.

(2) Ibid.

(3) Ibid. et Peinture des bains de Titus.

(!\] Voyez les hains de la maison de campagne [Ruines de PonijH'i , t. II).

Page 1