‹ Le palais de Scaurus; ou, Description d'une maison romaine. Fragment d'un voyage de Mérovir à Rome, vers la fin de la républiqueChapitre 23 sur 145 · CHAPITRE 111. il · texte numérisé non relu

CHAPITRE 111. il

d'un aspect agréable. Elle est plantée d'arbres(i)et décorée dequadriges(2)en bronze, de statues équestres (3), et d'un colosse d'Apollon, qui a donné son nom à ce lieu (4). De trois côtés, cette place est ceinte de portiques spacieux (5), au moyen desquels on arrive h couvert jusqu'à la porte du logis, (jui n'a rien de remarquable que deux pilastres surmontés de chapiteaux et d'un entablement assez riche (6) , au-dessous duquel pentlent des sonnettes (7). A droite et à gauche (le cette porte (8), on trouve des salles dis-

(i) AuL. Gell., Noct. attic, lib. XVI, cap. 5.

(2) Chars attelés de quatre chevaux.

(3) JuvEN., .SV/(^r. 7, V. 127.

(.'() Voyez VJrea Jpollinis ; Bellor., Frag. veto. Nom., t;il). XVI,

(5) V(»vc'/. une a/va semblable, donnée comme étant lo Fornni (i(; Gabie, Miixeo dcUa villa Borghese, par \isconti et Piroli.

(f)) Ruines (le l'ontpéi, tom. II, ])1. i.

[-] SiET., Aiig. <)i ; Senec, (le Jr(i,cnp. 3.

(8) Al E. Geee., \(/tt. (ift/( ., lii). X\I; cap. 5.

posées pour y attendre l'heure de la réception : cet ensemble forme ce que l'on appelle à Rome le vestibule (i).

L'aurore brillait à peine (2), et déjà de nombreux affranchis , des clients empressés , des solliciteurs (3), accourus de toutes les parties de l'empire, remplissaient les pièces d'attente, les portiques et les allées de Vnren. Les uns causaient entre eux assis dans les salles du vestibule, ou se promenaient sous les planes ; les autres entraient dans les boutiques de pâtissiers (4) qui commençaient à s'ouvrir, ou s'arrêtaient devant les Tlienno' pôles (5), pour y prendre quelque boisson chaude et restaurante , afin de se prémunir contre la fraîcheur du matin. C'est un spec-

(i; AuL. Geli,. , iVoc^. atticA'ih. XVI, cap. 3.

(2) Voyez la note i, page 18.

(3) Senec, de Ira, lib. II, cap. 6.

(/,) Mart., !ih. XIV, Epigr. -i-ii.

(5) Lieu où l'on vendait les boissons chaudes : ils étaient ce que sont nos cafés (Pl.vut., Eiin., aet. '2, -^c. 3,

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