CHAPITRE V. G
« cette partie de l'habitation des Atriates , « peuple de l'Étrurie (i). Les ignorants cop- <( fondent quelquefois cet endroit avec le « vestibule (2); mais le véritable vestibule ff est au dehors (3) , comme vous l'avez vu « vous-même , et ceci est l'atrium , c'est-à- « dire la partie publique de la maison ; car « nous avons soin d'établir dans chaque mai- <( son deux grandes divisions bien distinc- « tes (4)- La première, qui est celle où nous <( sommes , est abandonnée au public et à « l'usage commun de tout le monde (5) ; la (' seconde est réservée pour l'habitation et « l'usage privé du maître.
« Nous comptons cinq espèces d'atrium « qui prennent leurs dénominations différen- « tes de la manière dont le crn'œdinm est « couvert. La première est le toscan , dont le
(i VaFvHO, clcLiii'^. hit., lil). IVjFestts, deVcrb.sii^nif. (2.) ATr. CiELi.., lih. XVI, cap. 5.
C») ihid.
(.',) \ iTKLv., lil). VI, cap. «.
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« toit est simplement soutenu par quatre « poutres qui se croisent à angles droits (i). « C'est ce qu'on* appelle un atrium à la ma- « nière des anciens (2) , parce que dans les « premiers temps on ne connaissait que « celui-là. Son nom de toscan le prouve « même , en ce qu'il annonce sa première « origine (3). On ne peut guère s'en servir « que chez les particuliers d'une condition « médiocre, parce que, lorsque le cavœdium c( a une certaine étendue , la portée des pou- « très devient trop grande, et le poids des « tuiles les fait fléchir. La seconde espèce (c d'atrium est le tétrastyle, ainsi dit de ce « qu'il a quatre colonnes qui supportent les « poutres du toit au point où elles se croi- « sent (4). La troisième est l'atrium corin- « thien (5), le plus magnifique de tous; vous
(1) ViTRuv., lib, VI, cap. 3.
(2) Plin. Ji:x., lii). II, Eplst. 17.
(3) Varr., de Liiig. lut., lib. IV.
(4) ViTRuv., lib. VI, cap. 3.
(5) Ibul