CHAPITRE V
en avez un exemple devant les yeux. C'est le seul dont on puisse faire usage dans les palais , parce que les colonnes nombreuses qui supportent la toiture permettent de donner au cnvœdium toute l'étendue nécessaire pour recevoir une grande affluence de monde. Quant à l'atrium displimatam , qui forme la quatrième espèce , il ne diffère de ceux que je viens de décrire qu'en ce que le toit, au lieu d'être incliné vers \impluviiun au milieu de la cour, verse les eaux des pluies au dehors du cavœdiiiin (i). La cinquième est ce qu'on appelle le Testiidine ; il ne laisse point d'espace li découvert au milieu (2) comme les autres; il tire son nom de ce qu'il ressemble , vu d'en haut , à la carapace d'une tortue (3) ; du reste, on ne peut guère l'employer (jue dans les endroits d'une médiocre étendue (/j). Tel
(i) ViTuuv., lil). yj, cap. '3.
(-2^ >'()>'x. MAncF.i.i,., cap. i.
1 3) Vari;., (le. I-i'i^. hit., lil). IV.
(;',"' YiTRuv., lil). VI, caj). 3.
« est , mon cher Mérovir, ce que nous ap- « pelons atrium. C'est certainement la partie « la plus essentielle et la plus curieuse des « palais de nos patriciens; puisque c'est en « ce lieu que , suivant l'usage des Romains , « chacun, selon ses relations ou ses besoins , « se rend avant l'aurore (i) pour saluer son pa- « tron (2), consulter un homme habile sur des <( points de droit ou des affaires d'intérêt (3), a se recommander à la protection d'un grand , « ou enfin tirer vanité aux yeux du public ff de la familiarité d'un homme puissant. « Voyez comme le nombre de ces visiteurs « s'accroît à chaque instant. On les distingue (c en trois classes : \e^ salutatorcs, qui, comme 'c nous , viennent saluer le maître du logis ; « Xe^dcduclores, qui l'accompagnent jusqu'aux « assenil)lées ; enfin les (issectdtores, qui ne le
(i) HoRAT., /^/;/v/. 1, lib. II; Juven., .SV/^iv. 5, v. a'H ; CiCKn., ad Jttic.^ lib. V, Epist. 2 ; Pi.iN. Jux., lih, III, Epist. f).
{%) Quint. Cicer., de Petitionc cons., IX, u-.
(•)) HORAT., Epist. J, lil>. II.