‹ Le palais de St. Cloud, son histoire et sa déscriptionChapitre 23 sur 43 · I.A MYMPHr. DE VF.KS41IXFS · texte numérisé non relu

I.A MYMPHr. DE VF.KS41IXFS

Déjà mille peuples divers Acconnis à Tenvi du bout deTuoivers

Pour Tadmirer et |H)ur1tii rendre hommage , Marc(iLcnt l'excès de leur conoimm himlieur.

hK :i\MP»n PR SAIWT-CLOUD.

Mon xèleà les suivre m'engage, Et je brille en secrel d*une pareille ardeur; Mnis avant cfuesa vue ait pu la satisfaire,

Ma sivur, daigne, âe grâce, employer tan pinceau A. tracer le portrait de ce soleil nouveau.

LA. HVMPHR DR VRBSA1I.I.RS.

Rfv«-lons-lo, ma sœur, c'est tout ce qu'on peut faire; Le peiudre est un emploi pour moi trop relevé;

Le ciel doit l'avoir réservé

A quelque puissance suprême.

Je dirai seulement que ses traits accomplis Obligeraient Vénus à confondre elle-même La beauté de ce prince et celle de son fils; Je dirai qu'il n'est rien de plus grand, tic plus rare,

Que cet air si majestueux Dont la nature pare Et son front et ses yeux , Puisr^u'on y voit briller le divin caractère

De son aïeul et de sou père.

ClIAPITRi: III.

LK H\mmE OK iiAlKT-CLOUD.

Il n'égalera point ces deux cœurs généreti \ , Quoiqu'il en soit ]a naturelle image.

LA NYM1>UK DE V£B:>A1LLK».

Pour devenir héros rameux

Kn sagesse ainsi (jii'en courage,

il suffit qu'on approche d'eux.

Dès que ses tendres mains pourront porter les annes^ Je lis dans ses beaux yeux sa future valeur;

Des ennemis je prévois les alarmes , Ktdes faits merveilleux pour un si jeune cœur ; Je vois tous ies liumains ttMDoiii.s de sa {^'l audeur. Ah! qu'ils seraient surpris par des exploits si rares,

Si , dans ce règne renommé , Le liéros des Français n'avait accoutumé Les nations , même les plus barbares ,

A des prodiges dont jamais

N'ont approché les plus hauts laits.

l.VS IIEUX RYBtPUKS UHSKMBLK.

NfHis demandions un prince ^ et le ciel nous Ten voie: Rendons grftces aux dieux D*undon si précieux; Que l'univers prenne part à la joie

Qu'on voit ccl. lier en ces lieux, ^ous deuiaiidH)ii5 lin prince, et U* ciel uous l'en voif^: Beudons grâces aux dieux D'un don si précieux.

PlteKS lUSTlFlCàTlVËS.

LA Mnii»IIK DK SAlMT-CLOt/l».

Permet» cjuejete labse et qu'enfin je le voie^ Cet auguste présent des dieux.

Cette nymphe s*étant retirée, ou vit paraître un grand nombre d*habîtants de Saint-Clond et de Versailles ^ suivis de peuples de diverses nations accourus pour voir le Prince.

Vous , heureux h.ihitants de ces belles campaî^iK s,

Fl vous, qui, poui le voir, tr.iversant les liioalajjncs ,

Êtes venus de Tune et l'autre extrémité,

Que vos jeux et vos chants Hissent ici paridire

Le comble de plaisir et de félicité

QuVn recevant le jour partout il a fait naître.

Plusieurs étrangers et étrangères, avec différents habits^ témoignèrent àTenvi, par leurs danses, la Joie que leur inspirait la naissance de ce prince; après quoi deux habitants de Versailles chantèrent ces vers :

Terminons, chers amis, nos amoureux tourments; Ce temps-ci n*est pas &it pour les tendres amants ,

Mais seulement pour célébrer la gloire Du luaiire de < es lieux charmants.

En buvant et chantant houorons sa mémoire; Réservons nos amours au retour du printemps; £t dans un si bon temps Ne songeons plus qu'à boire.

Le chœur des habitants de Versailles ayant répété ces deux derniers vers, quatre bergères dansèrent avec quatre ivro-

CUAPITBE III. 4^5

i;ne:>; ct> auiirs vers , chantés par deux habitants lie Saint- Cloud, suivirent leur danse :

Servons -nous de ces jonr» heureux

Pour célébrer nos plus beaux jeux.

Et (|ue tout cède Au zèle généreux Qui nous possède -, Servons-uous de ces jours heureux Pour célébrer nos plus beaux jeux.

Une danse {générale des ditïcreut^ peuples qui etaieul sur ie théâtre , iinit ce prolo{;ue.

PIÈGES J liSTiFlCAÏl V£S.

bHltemte donnée à Saint^Cloud, le dimanche a4 septembre 1752, par S» S, Mgr le due d'Orléans, premier

prince du sang, à l'occasion de la convalescence de Mgr le Dauphin.

SPRCTACLKS

pour le peuple,

floiiinie cette fête avait pour objet ua événement dtmt la joie était commune à tous, S. A. S. voulut que le peuple eût principalement tous les amusements qu'il pouvait désirer.

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