‹ Le Palais des Papes d'AvignonChapitre 11 sur 134 · Renan, Un ministre de Philippe te Bel, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Renan, Un ministre de Philippe te Bel, loc. cit., p

alors le plus puissant des rois, alla jusqu'aux extrêmes limites de l'oubli et des concessions personnelles. Mais quand il fut question de supprimer les Templiers, et de justifier la conduite de Nog'aret en faisant le procès de la mémoire du pape Boniface, Clément V opposa des refus dilatoires, et s'empressa de quitter Lyon pour retourner dans son ancien archevêché de Bordeaux. Il était là chez le roi d'Ang"leterre. Il y tomba g-ravement malade. Après un an de répit, il crut devoir céder aux instances de Philippe le Bel, et vint à Poitiers conférer avec lui. Mais, à mesure que les résistances duPape aug'mentaient, lei'Oi et ,ses mtnislrrs, ou compl/ces , comme dit la chronique de Jean de St- Victor, devinrent tellement pressants que le Pape essaya, paraîl-il, de leur échapper en repartant secrètement pour Bordeaux, précédé de quelques bêtes de somme portant son trésor. Mais son projet fut déjoué, et les g-ens du roi le ramenèrent de force *.

Aussitôt, Nog^aret précipita TafTaire. Par ordre du roi, les Templiers furent arrêtés le même jour dans tout le royaume. La situation n'était plus tenable pour le Pape et les cardinaux, retenus à Poitiers presijue violemment [quasi retinentibu.s violenter^). Le cardinal de Prato conseilla heureusement de déclarer au roi que la g^-avité du procès des Templiers et de la mémoire de Boniface intéressait la chrétienté tout entière, et exig-eait

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