L. Duhamel, Une visite au Palais des Papes, p
chements de ces deux corps de la petite armée pontificale y étaient de service et formaient la haie dans les réceptions solennelles. La façade de cette construction était toute couverte de peintures décoratives.
« Sous chaque fenêtre, dit le visiteur italien, se (( voit un grand panneau déployé, soutenu par des « enfants ailés, et contenant les armoiries de pluu sieurs Papes et autres personnag-es. »
Il cite notamment les armes de Clément Vlll, Léon X, Paul V, Grég'oii'c XV, Urbain Vlll, et on préparait, au moment de sa visite, la place où devaient fig-urer celles d'Alexandre VII'.
Il sig'nale encore les armes des cardinaux Farnèse, Aldobrandini, Barberini, Chig-i, Philonardi, Charles de Bourbon, etc. ; celles du prince Ludovisi, de iVlg-r Corsi, de l'évèque de Carpentras Bardi, de Mg-rDunozet, etcr
Cette décoration à l'italienne produisait, paraît-il, un fort bel effet, au g-oût du narrateur. Le bâtiment qu'elle ornait et qui formait l'entrée des appartements du vice-lég*at ont été démolis lors de l'adaptation du Palais en caserne. Us fig-urent encore sur le plan de Pompéany (I80I).
1. Ce détail date la relation de la première année du pontificat d'Alexandre \ 11,1665.
Appartements de la légation
SALLE POiNTiFiCALE (N" 16 du plîin). — Après avoii' traversé ces premières pièces, on entrait dans la salle pontificale ou salle de Jéuis, qui fîusait face exactement à la g-rande entrée du Palais, et qui servait de salle d'honneur pour les réceptions. « Au « plus haut point du dessus de la s^Ue, paraît, « dit notre visiteur, le nom de Jésus, fig"uré en « peinture au milieu d'un disque solaire ; et auu dessous, la Romre ; et plus bas, deux armes du « cardinal Antonio Barberini. D'autre pai-t, les « armes d'Alexandre VU ; au-dessous, sur les « côtés, celles du cardinal Ghig"i et du prince Mario « Ghign, général de rEg*lise. Dans l'ang-le de la (( salle, à droite, sont diverses inscriptions peintes, « mais trop efïacées pour être transcrites. A g*au- « che, un aig"le sesoulèveen volant à la cime d'un « mont, où est son nid, avec ces mots : In arduis « nidum suum alla petit . Il g-ag'ne son nid en haut, « dans les escarpements. »
On lit ensuite l'inscription suivante :
SUMM. PONTIF. QUI VEL AVENIONE SEDERUNT, VEL INTRA EJUS LEGATIONIS FINES ACCESSERUNT.
Au-dessous étaient les armes de tous les Papes qui avaient siég'é à Avig*non ou qui étaient venus dans le pays Venaissin.
De l'autre côté, on lisait cette inscription :
p. LEG. AVEN. QUI PRO SS. RR. PP. ET S. SEDE APLICA
ATQUE EMIN. LEGATIS IIS ABSENTIBUS LECATIO
m AVEN. SUMMA CUM POTESTATE PRAEFUERUNT