‹ Le Palais des Papes d'AvignonChapitre 115 sur 134 · Kille de Gaston d'Orléans et cousine germaine du roi · texte numérisé non relu

Kille de Gaston d'Orléans et cousine germaine du roi

6. Mazarin avait été vice-légat d'Avignon en 1634, avant de devenir cardinal et premier iniaislre.

7. Le prince de Conti, qui fut intendant du Languedoc, eut sa sépulture dans la Chartreuse de V'illeneuve-lès Avignon. Sa pierre tombale existe encore.

« billa, les nourrit, leur donna de Targuent ; après, <( il fut à Notre-Dame de Donis, où il accompag'na <( le Sl-Sacrement, qu'on porta du g'rand autel à la « chapelle du pardon, avec un flambeau à la « main. »

La g'rande Chapelle de Clément VI était toujours très admirée : le visiteur italien la décrit ainsi :

« Elle n'est pas inférieure en g-randeur à celle (( du Quirinal, ou à celle du Vatican. Certains (( veulent même dire qu'elle a été le modèle et <( l'orig-inal de celles de Rome. Mais, conformément « à l'usag-e et à la pureté de style de son siècle, on <( la voit sans aucun ornement ajouté de stuc ou de (( peinture dont on aui'ait pu la rehausser, et on y (( remarque seulement les armes peintes de quel- « ques pontifes modernes.

<( L'autel est si,tué au plus profond de la chapelle, (( et au-dessus, en lieu très élevé, se voit le blason « peint du pape Paul V, sous lequel est placé celui « du cardinal Borg-hèse, puis à droite celui du <( cardinal Philonardi, et à g*auche celui d'un autre (( cardinal Borgdièse. A l'extrémité opposée de la « chapelle, sur le plus haut de la paroi, sont place cées les armoiries des papes Clément VI II, « Sixte V, Pie V, et celles des cardinaux Conti, « Karnèse, Charles de Bourbon et de son co-lég'al « .lac(pjes d'ArmagMiac, etc.

« De ces deux derniers cardinaux les armes se <( voient aussi, au devant d'autel, et peintes sur les <( \ itraux des fenôti'es. Sur la porte, sont sculptées

< dans le bois les armes du cardinal Philonardi, et

< de même sur la porte qui fait communiquer

< l'entrée de la chapelle avec la gTande salle et les ( autres pièces. Sur la frise de cette porte on lit

< le nom du cardinal Philonardi.

« A la sortie de la chapelle par la porte princi-

< pale, on voit, en face, sur la paroi opposée de la ( salle, le blason en marbre de Pie V, et de chaque

côté, mais plus bas, ceux du cardinal de Bourbon ( et de son co-lég-at, avec leurs noms au-dessous,

g-rav^és sur marbre. »

Il ne reste plus de toutes ces décorations que quelques traces de blasons peints dans la g-rande Chapelle.

LOGEMENT DE L AUDITEUR GÉNÉRAL (u" 11 du plan).

Dans le récit des cérémonies auxquelles assista Louis XIV, on a pu voir que V Auditeur général éidXi log-é du côté de la grande Chapelle. C'est en effet dansia tour du Vestiaire ou de St-Laurent, appropriée à son usag-e, que résidait ce premier officier de la lég-ation. L'auditeur g-énéral était le président du tribunal qui avait remplacé à Avig-non celui des auditeurs de Rote, transféré à Rome depuis le départ du Pape. Il s'appelait la Rote d'Avignon et se composait de six uîembres, y compris le président. Une bulle de Pi*^ IV, en date du 25 juin 1566, avait attribué à ce tribunal la connaissance en appel de toutes les affaires litigMeuses d'Avig-non et du Gomtal, et la taxation des dé-

pens*. L'auditeur g"énéral était le plus haut fonctionnaire de l'ordre judiciaire et môme de la cour avig"nonaise,car il avait le titre de lieutenant g-énéral de la lég'ation ». Au cong-é des g'randes visites, le vicelég'at accompag-nait l'auditeur g'énéral jusque sur le perron de r<?.5'Câ;/?V des Suisses, c'est-à-dire dans la cour d'entrée, au-devant de l'endroit où est maintenant un autre escalier créé par le g-énie militaire pour descendre aux anciens jardins. Celui des Suisses montait au contraire extérieurement de la cour aux appartements du lég'at, en face de la porte d'entrée, et il a disparu avec eux. C'était la limite de ce qu'on appelait les appartements nobles et des politesses officielles \ L'escalier des Suisses est encore porté sur le plan de Pompéany (1801).

La partie du Palais adjacente à la tour St-Laurent avait pris le nom de quartier de l' Auditeur général. Sur la place actuelle de la Mirande, il y avait alors une entrée spéciale pour les services judiciaires.

Les étag*es de cette tour avaient été doublés en coupant leur hauteur très considérable par des planchers intermédiaires. On avait de plus g'ag'né deux petites pièces supplémentaires en jetant deux ponts entre les contre-forts extérieurs du cCAé de la

1. Bibl. du Musée-Calvet, ms. 2823: Recueil aur t organisation, judiciaire d' Avignon et du Cointal, f- 22t. — Ms. 2825, mémoire do M. (lollel, président du Trihuiial d'Avif^non, sur la jusLico avant 1790, f- 333 V.

Page 1