Bib!. du Musée-Calvet, ms. 1707, f
rin ; — le maréchal de Villeroi eut le quartier de l'auditeur ; — le duc de Gréqui, celui du dataire ; — la reine mère eut ses appartements à l'archevêché (Petit-Séminaire).
Quant aux autres seig*neurs et dames de la cour, ils furent répartis en ville dans les hôtels de la noblesse et de la haute hourg-eoisie. Le vice-lég'at alla log-er chez l'avocat Cartier, l'auditeur à la Vice- Gérance et le dataire chez M. de Tolomas'. Ce seul fait suffit à indiquer combien peu de pai'ties du Palais étaient alors habitables.
A trois reprises, en 1663, 1688 el 1768, LouisXlV et Louis XV s'étaient mis en possession violente d'Avig-non et du Comtat et les avaient annexés à la France. Celait une façon de forcer la main aux Papes pour obtenir d'eux par contrainte ce qu'ils refusaient de bon g"ré. Dès qu'un accommodement intervenait, l'enclave pontificale était restituée par le roi au St-Sièg-e *. A chaque occupation, le g*C)uverneur français venait déposséder le vice-lég'at de son appartement, en l'expulsant du Palais par un simulacre de violence lég-ale. Dès qu'Avig'uon elle Comtat Venaissin étaient restitués au St-Sièg-e, le Palais était remis au vice-lég'at, par le g^ouverneur.
Les armes du Pape rég'nant, tpii avaient été enlevées de dessus la porte (fentrée, « et /lorlées avec