‹ Le Palais des Papes d'AvignonChapitre 4 sur 134 · Fournier, op. cit., p · texte numérisé non relu

Fournier, op. cit., p

((■ Quand le comte et son fils arrivent près du Rhône, ils trouvent ceux d'Avig-non ag'enouillés sous la rame.

(( ... Arnaud Audig'iers, homme sag-e et de noble cœur, né à Avig-non (\o haute parenté, parla le premier...

« Seig'neur comte, recevez un g'ag-e d'amour, vous et votre cher fils de loyal lig'nag'e. Tout Avig'non se met sous votre seig-neurie et chacun vous ofîre son cœur et ses biens, la ville, les clefs, la sortie et l'entrée... Mille chevaliers de parfaite bravoure et cent mille autres, vaillants et de bon cœur, se sont, par serment et par otag-es, eng'ag'és à réparer vos pertes... jusqu'à ce que vous ayez recouvré Toulouse et tout votre héritag*e...

« — Seig-neurs, répond le comte, si vous prenez ma défense, vous serez les plus g-lorieux de la chrétienté et de votre lang'ue, car vous restaurerez prouesse, joie et noblesse * ».

Exag"érations poétiques à part, l'accord des avig-nonais et du comte de Toulouse est confirmée par un acte de novembre 1216, passé en présence des consuls et du peuple assemblés sur l'ancien escalier qui montait directement de la Banasterie vers le chœur de Notre-Dame-des-Doms. Raymond VII y concède de nombreux privilèg'es pour avoir l'aide d'Avig^non '.

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