‹ Le Palais des Papes d'AvignonChapitre 62 sur 134 · Bibl. du Musée-Calvet, ms. 1705, f · texte numérisé non relu

Bibl. du Musée-Calvet, ms. 1705, f

Il était donc bien connu que la cloche n'était pas d'arg^ent, mais que, populairement, on laqualipait ainsi peut-être parce qu'elle avait un son arg-entin.

Elle était confiée à un sonneur qui donnait le sig-nal des offices et de tous les actes de la journée^ Sa charg-e comptait pour une tête dans la liste du personnel nourri au Palais '.

Cette cloche, dite d'arg-ent, fut mise en branle toute la nuit pendant les massacres de la Glacière. Un mois après, la municipalité la lit enlever du campanile,... « pour effacer le souvemr de l'umye « horrible auquel elle a élé employée lors des massacres (( du 16 oclohre\ »

L,a Tour «le Trouillas

(N° 23 du plan.)

Dans ce pontificat de sept ans, où le Palais d'AvigMion ne fut qu'un chantier immense et d'une activité sans cesse accrue, la tour de Ti'ouillas fut la dernière œuvre de Benoît XU. La mort ne laissa pas au Pope le temps de l'achever.

Ce fut évidemment une addition imprévue, comme le montre sa superposition à la tour des Latrines ou Glacière, qui, dans le plan primitif de farchitecle, devait lerminer ce côté du Palais. Sans doute Ja défense ne parut pas suffisamment assurée sur ce point, que le rocher domine, et on se décida

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