Ibid : « Lapiduni et calcis advectoruni pro opère novo
3. 27 avril 1347, Eh., 638 : « Pro demoliendo oiiines doinos que erant ante palatium... ubi est platea vacua ante dictuin palalium. n
Trop de travaux étaient entrepris à la fois pour qu'il n'y eut pas des long*ueurs dans l'achèvement des J)âtisses Le 19 février 1348, l'aile du couchant étant assez avancée, on fît un premier relevé de compte et un mesurag*eg"énéral '. Le 3 août 13ol, on mettait en ordre les chambres, les corridors et les tourelles au-dessus de l'entrée principale % et on achetait de nouvelles machines pour monter les énormes poutres qui devaient porter le dallag-e de pierre des terrasses au sommet dé l'édifice '. Les services de la Trésorerie y furent établis peu après ; mais, à la mort de Clément VI, en décembre 1352, il restait encore à terminer lescrénelag^es et les terrasses. Ce ne fut que le 30 avril 1357 que le compte final fut apuré avec Jean de I^oubières *.
En y comprenant les deux tours qui la flanquent à chaque extrémité, et dont il sera question ciaprès, la façade de l'aile nouvelle se développe sur une long'ueur de 60 mètres.
1. 19 février 134S, Eh., 640 : « Ad canandum opéra nova palatn apostolici fada per inagistrum Joannem de Luperia. n Le mesurage très détaillé des murs, voûtes, cheminées, contreforts, escaliers, dallages, fait ressortir que Jean de Loubière avait fait pour tous ces travaux un prix moyen de 3 florins et demi la canne carrée (4 mètres carrés), les vides comptant comme pleins, et 2 cannes de voûtes étant comptées pour trois, à cause de la difficulté plus grande de cette sorte d'ouvrage.
2. 3 août 1351, Eh., 643 : « Pro scubando turriculas que sunt versus terrassias novas et omnes caméras, vistas et corradores existentes de subtus dictas terrassias. n
3. 9 septembre 1351, Eh., 643 : « Pro duabas talholis seu rôtis de vtetalto pro saumeriis et aliis fuslts édifiai novi axcendendis . »
4. 30 avril 1357, Eh., 650 : « De turellts sive parvis turribus, item de crenellis sive prupugnaculis. ),
GRANDE PORTE d'eNÏRÉE ET TOURELLES (N- 1 et 2 du plan.)
La grande porte d'entrée était surnaontéede deux g-racieiises tourelles en encorbellement, qui disparurent à latin du XVIIP siècle. « Le 29 novembre (( 1770, dit le chanoine Joseph Arnavon dans son « journal manuscrit (1761-1819), on démolit deux « petites tours qui formaient la façade du Palais (( apostolique, sous prétexte qu'elles menaçaient « ruine depuis long-temps, de l'avis de M. Thi- « beaud, ancien architecte de la révérende Gham- « bre. Ce qu'on projette d'y substituer sera proba- « blement fort ridicule. A ce ridicule, on ajoutera <( celui de tomber les crénauds de toutes les tours'.» On ne laissa subsister en effet que les deux bases en nid d'aronde, formées d'assises moulurées en saillie les unes sur les autres Ces tourelles étaient à pans, et chaque facette était percée de quatre meurtrières superposées Une haute toiture pyramidale émerg-eait d'une couronne de créneaux et s'élevait en élég-ant clocheton ayant autant de pans que la tourelle, et dont chaque nervure était ornée de crossettes saillantes très rapprochées. Vers le milieu de leur hauteur, ces tourelles 'étaient reliées par un balcon de mâchicoulis sur consoles, pour la défense de In porte. Il était surmont(^ d'une élég'ante fenêtre, très décorée, dont le sommet seulement est conservé. A la hauteur de la base de ces